
d’un gris cendré foncé, à grains quartzeux assez
fins, et présentant assez souvent des veines de
gros grains ou petites pierres de quartz, de lydienne
, etc.
6° Des galets. Ils sont, dans quelques endroits,
en; quantité très-considérable , et y forment des
bancs d’une grande étendue ; rarement sont-ils
assez fortement agglutinés pour constituer de
vrais poudingues. La plupart sont de quartz ; on y
voit aussi des lydiennes, des fragmen ts de granité,
de calcaire grenu et compacte, et meme d’un grès
grisâtre très-dur et à grains très-fins. Les galets
de granité que j’ai observés en place dans les carrières
, étaient presque toujours décomposés , et
ils tombaient réduits en terre et gravier dès
qu’on les sortait.
Les marnes renferment encore^ dans quelques
endroits, des veines de gypse fibreux.
Toutes ces substances sont disposées en couches
entièrement horizontales , et les couches sont divisées
en strates.
Je n’ai pu découvrir aucun ordre réglé de superposition
entre ces diverses couches : cèlui que
je trouvais dans un lieu, et qui; m’y paraissait
constant pendant quelque tems, n’était plus le
même que celui que j’apercevais dans un autre.
Nulle part je n’ai vu dans ces couches ni silex
ni autres produits siliceux;
Les seuls vestiges d’êtres organisés que j’y ai
trouvés, sont des pectinites bien conservées; et,
quoiqu’elles fussent en assez grand nombre sur
le point où je les ai vues, je ne puis pas assurer
qu’elles n’y fussent point accidentelles : je suis
revenu sur les lieux sans en retrouver. M. La
Peyrouse a recueilli sur les coteaux voisins de
Toulouse, dans une marne fine et d’un tissu serre,
de beaux ichthyolites, semblables à ceux du V éron-
nais; mais il. n’a pu me fournir aucun renseignement
sur leur espèce. M. de Ferrussac a trouvé
au nord de Moissac, dans des terrains que tout indique
appartenir à cette formation, et qui sont
recouverts par le calcaire d’eau douce du Quercy,
des ossements de paloeotherium, des caparaces
de tortues non marines, etc.
La hauteur à laquelle s’élève le terrain marneux
est peu considérable ; aux environs de Panne
r's , elle atteint environ 5oo métrés, et elle
baisse en avançant vers le nord.
Ce terrain me paraît constituer une formation
locale ; et souvent je me suis demandé s’il ne serait
pas uniquement formé des produits de la destruction
des Pyrénées , ou plutôt s il ne serait
pas à ces montagnes ce que le nageljlue est aux
Alpes? Cependant, ce dernier terrain, a couches
souvent relevées > etc. * parait plus ancien ; et
vraisemblablement celui que nous venons de. décrire
est de même âge que les marnes des environs
de Paris; comme elles, il serait compris