
oblitérées et comme émoussées, et les grains sont!
entièrement amorphes. Leur couleur est habituellement
grise et leur aspect vitreux.
Le quartz est bien moins fréquent que le feld-
çpath dans les porphyres ; il est cependant assez
abondant dans ceux à base d’eurite compacte.
Nous avons vu qu’il était rare dans le porphyre
-terreux de Schemnitz, et comme il l’est extrêmement
dans ceux d’origine volcanique , les observateurs
doivent signaler sa présence , afin de la
faire servir à la détermination des formations.
3° L’amphibole est rare dans les porphyres
euritiques , il est plus commun dans ceux de nature
siénitique , et plus encore dans ceux à base
d’aphanite : on a , dans ce fa it, une nouvelle
preuve de l’analogie entre la pâte des porphyres
et celle des cristaux qu’elle renferme. Nous avons
vu que l’amphibole était en assez grande quantité
dans les porphyres de Schemnitz , et nous
avons noté la singulière altération qu’il y avait
éprouvé : dans les granités de cette formation , il
a sa dureté ordinaire ; dans les siénites, cette
dureté diminue ; enfin, dans les porphyres, « l’am-
» phibole , dit M. Beudant, est extrêmement ten-
» dre , sa cassure transversale a un éclat céroïde,
» sa cassure longitudinale n’est plus distincte-
» ment lamelleuse, souvent même il est tout-
» à-fait terreux, et sa forme seule peut le faire
reconnaître. »
4° Enfin, dans quelques porphyres, principalement
dans ceux d’aspect terreux, on a
remarqué des lames de mica, le plus fréquemment
noires.
Les porphyres euritiques renferment souvent
des boules de leur propre substance , mais plus
dures et plus compactes : on dirait que les particules
siliceuses y sont en plus grande quantité i
sur-tout vers la partie centrale , qui est souvent
du quartz ou de la calcédoine : ce sont des formations
globuleuses dues à un pelotonnement
des molécules de la masse (§ 119 ). Au reste , il
serait possible que quelques-uns des noyaux quart-
zeux eussent une origine pareille à celle des noyaux
des roches amygdaloïdes : c’est ainsi que dans divers
endroits du Thiiringerwald, le porphyre eu-
ritique est rempli de petites cavités ayant tantôt
quelques lignes, et tantôt quelques pouces de diamètre
, lesquelles sont entièrement remplies de
calcédoine, ou présentent seulement un revêtement
de cette substance, avec de petits cristaux de
quartz, etc. Ce porphyre forme une excellente
pierre meulière. La partie qui entoure le noeud
quartzeux est elle-même imprégnée de silice ; et
elle résiste, par conséquent, plus à la décomposition
que la masse environnante, de sorte que dans
les ruisseaux de la contrée, on trouve une grande
quantité de boules de porphyre dont l’intérieur est
un noyau de calcédoine, ouune petite géode. Cette