
chacune par une facette n , n ( fig . 74), en vertu
d’un décroissement qui n’atteint pas sa limite.
Voici le signe représentatif de cette forme.
1 2 2.0 2.0
D e E P B b. Les quantités E ,b font connoître,
1 1.0 1.0
s i P n
l’une que les angles E {fig. 73) opposés à e ne
subissent aucun décroissement ; l’autre , que les
arêtes opposées à B restent pareillement intactes.
Si ceS arêtes subissoient une loi différente qui
donnât lieu , par exemple , à des soustractions de
1 2 2.0
deux rangées , le signe deviendroit D e E P B b,
1 2
D ’après cela, on est censé être convenu que les
décroissemens représentés par une lettre majuscule
accompagnée d’un chiffre quelconque, ne
renfermeroient implicitement des décroissemens
semblables représentés par la petite lettre de
même nom, ou réciproquement, c’est-à-dire par
exemple que B ne renférmëroit implicitement b ,
a ' 2
pu v ic e v ersa, que quand la seconde lettre n’en-
treroit pas dans l’expression du signe avec un
chiffre différent, pu ne porteroit pas le même
çhiffre accompagné d’un zéro. Dans le premier
cas, chacune des deux lettres exprime un décroissement
qui est particulier à l’arête ou à l’angle
qu’elle indique ; dans le second , celle qui est
affectée d’un zé ro , fait connoître que l ’angle ou
le bord, auquel elle se rapporte exclusivement ,
ne subit aucun décroissement. Ainsi dans le signe
,1 2 2.0
D e E P B 6 , B exprime un décroissement par
12 1
une rangée qui n’a lieu que sur les arêtes conti—
guës au sommet supérieur A (fig. b indique
2
un décroissement par deux rangées qui n’agit de
même que sur les arêtes contiguës au sommet
2 2.0
inférieur ; enfin les quantités e et E doivent être
aussi considérées indépendamment l’une de l’autre;
la première comme exprimant un décroissement
par deux rangées sur les angles e seulement, et la
seconde comme indiquant zéro de décroissement
sur les angles E opposés aux précédens.
Je me suis étendu sur l’exposition des principes
de la méthode, pour ne rien laisser à désirer , s’il
étoit possible, de ce qui pouvoit aider à en bien
concevoir l’artifice, et mettre un observateur à
portée de représenter sur le champ un cristal secondaire
d’une forme donnée. Mais si quelqu’un
se bornoit à la simple intelligence des signes
qu’emploie la méthode , et ne demandoit qu’à
savoir les lire , sans prétendre à l’art de les récrire ,
il ne lui faudroit que quelques règles simples et
faciles à saisir que nous allons exposer ici succinctement;
elles formeront comme le résumé de tous
les détails qui précèdent.
i°. Toute voyelle employée dans le signe d’un
cristal désigne l’angle solide marqué de la même