
F ig . 5. S C IN Q U E RA YÉ
( Srincus vittatus, Oliv., loco citalo, pl. x xix , fig. 1 ).
Le scinque représenté par Olivier est évidemment de la même espèce que
ceiui-ci, qui, au reste, ne diffère lui-même que bien peu du précédent. La dispo
sition des plaques qui recouvrent la tête n’est pas tout-à-fait la même. Sa couleur
générale est d’un gris rembruni : les cinq bandes jaunes longitudinales qu’on remarque
sur le dos sont bordées des deux côtés d’une ligne de taches noires. Le
dessus de la tête offre une teinte un peu bleuâtre; le dessous est jaunâtre; le
ventre est d’un blanc sale; enfin les pattes antérieures présentent des stries longitudinales
brunes, et les pattes postérieures, des taches de la même couleur.
y. 1. Individu de grandeur naturelle.
j . 2. Tête vue en dessus et grossie.
F i g . 6 . S C IN Q U E DE JOM A R D
( Scincus Jomardii ).
La forme générale de cette espèce s’éloigne un peu de celle des scinques représentés
dans les figures précédentes, en ce que la queue est beaucoup plus longue
et se rétrécit moins brusquement. Les plaques qui recouvrent la tête et les écailles
du dos et des membres ont à peu près la même forme; mais celles de la partie
postérieure et supérieure de la queue, au lieu d’être très-longues et semblables aux
plaques abdominales de certains ophidiens, ont la même forme et la même disposition
que sur le reste du corps. L e dessus de la tête est d’un brun nuancé de
bleu; le dos, la queue et les pattes sont bruns, et l’on remarque de chaque côté du
corps deux bandes jaunes longitudinales, assez étroites : l’une, supérieure, commence
à l’angle de l’oeil et se prolonge jusque sur la queue ; l’autre, plus large et plus
marquée, s’étend de la bouche à la base de la patte antérieure. Outre ces quatre
bandes jaunes, on remarque sur le dos de l’animal, de chaque côté de la ligne médiane,
une rangée de taches noires alongées et rapprochées au point de se toucher
presque. Ces deux rangées de taches commencent à l’occiput et se prolongent sur
les deux tiers antérieurs de la queue. Enfin le ventre est d’un gris-perle sale.
6. 1. Individu de grandeur naturelle.
F i g . 7 . S C IN Q U E O C E L L É , D a u d .
( Lacerta ocellata, F o r s k . ; Scinque de Chypre, Pe t iv .; Sehlie des Arabes. )
Cette espèce de scinque, qui nous paroît la même que celle qu’a figurée M. Geof-
froy-Saint-Hilaire sous le nom d’Anolis marbré, ne diffère de celle qui a été décrite
par Daudm sous le nom de Scinque ocellé qu’en ce que sa queue est un peu
plus longue.
Sa
S i tête, de forme triangulaire, est d’une seule venue avec le cou, qui est cylindrique
comme le reste du corps et a peu près de la même grosseur; la queue, plus
longue que le corps, diminue graduellement de volume et se termine en pointe ;
les membres sont peu développés. Enfin Je dessus de la tête présente des écailles
assez larges; mais tout le reste de l’animal est recouvert de petites écailles arrondies
et uniformes.
La face dorsale de ce scinque est d’un brun jaunâtre. Sur la queue on remarque
des bandes transversales decailles d’un brun chocolat, ayant chacune une petite
ligne blanche à sa partie moyenne : sur le corps on voit aussi des raies de la même
couleur; mais elles sont souvent interrompuès et anguleuses. Enfin le ventre est
dim jaune paille, et la gorge est blanchâtre avec quelques points bruns.
7. 1. Individu de grandeur naturelle.
7. 2. Tête grossie et vue en dessus.
7. q. La même, vue en dessous.
F i g . 8 . SC IN Q U E DES B O U T IQ U E S
■ ( Scincus officinalis, S c h n e i d . ; el-adda des Arabes).
D après les relations des voyageurs, cet animal habite l’Abyssinie, la Nubie,
l’Égyptè; l’Arabie, d’où on le porte à Alexandrie. Les Orientaux le regardent
comme un aphrodisiaque puissant ; et jadis la réputation de ses propriétés thérapeutiques
etoit tres-grande dans toute 1 Europe. Voici la description assez détaillée et
suffisamment exacte que Daudin nous en a donnée :
« Le Scinque ordinaire ou des boutiques est très-facile à distinguer des autres
» sauriens par sa forme alongée, presque ellipsoïde.
» La tête, lisse et pointue en devant, est revêtue de plaques à peu près sem-
» blables a celles des lézards; elle est petite en comparaison du cou, qui est deux
» fois plus long, et assez gros près des bras; elle a de petits yeux un peu saillans.
» Le tympan, placé a chaque côté antérieur du co u , est à peine distinct ; car il
» est de niveau avec les écailles, et ressemble même assez à une écaille grise plus
»claire. La mâchoire supérieure est plus longue que l’inférieure, un peu obtuse
» en devant ; ses lèvres débordent les dents, et servent à contenir la mâchoire
» inférieure , presque comme le bord d’un couvercle ', lorsque la bouche est
» fermée. Les dents sont très-petites, nombreuses, non aiguës, et de hauteur égale.
” Le corps est un peu anguleux en dessus, parce que la colonne vertébrale est
» légèrement saillante sur toute la longueur du dos ; les flancs sont au contraire
» un peu comprimés. La queue, grosse à sa base, mince et comprimée à son
out, a un peu la forme d un coin, et n’est pas plus longue que la tête et le
» cou réunis.
» Les quatre membres sont amincis, assez courts, à peu près de longueur
»égalé, et munis chacun de cinq petits doigts plats, séparés, dentelés en scie
M IV. TOME I.«r, i.re partie, Ar