
S Y S T E M E D E S A N N E L I D E S .
ESPECES.
1. L y c o r is Iobulata. Lycoris lobuléc.
Espèce nouvelle ou mal décrite des côtes de l’Océan i communiquée pu
M. Latreiile.
C o rp s long de cinq à sept pouces, ayant de cent cinq à cent dix-sept segmens, sel®
l’âge et la grandeur des individus ; le premier segment presque égal amj
deux suivans réunis ; le dernier plus gros que le pénultième, portant les fileij
Mâchoires noires. Pieds avec des branchies à languettes à peu près de même
longueur, égales à leur bout ; la languette inférieure plus cylindrique que
les autres. Un lobe membraneux devant la base du cirre supérieur, un second)
lobe portant le cirre inférieur, et un troisième arrondi et veiné terminant!
la double gaîne de la rame ventrale. Les deux cirres courts ; le sapenttri
dépasse cependant un peu la branchie. Soies assez fines, jaunâtres. Dots
acieules très-noirs. Couleur générale gris pâle, avec des reflets. La lien!
médiane apparente sur toutes les Lycoris est dans celle-ci d’un pourpre foncé!
2. L y c o r i s podophylla. Lycoris podophylle.
N e re ïs Collect. du Mus.
Espèce nouvelle ou imparfaitement décrite, communiquée par M. de LamarckJ
C o rp s long de cinq à six pouces, formé de cent huit anneaux; il en manquoil
quelques-uns; le premier anneau égal aux deux suivans réunis. Mâclioirt»
brunes, à peine dentées. Pieds avec des branchies dont la languette supérieur«
dépasse les autres, la portion du pied qui supporte à-Ia-fois cette languette etl
le cirre supérieur étant plus longue que les gaines ; elle est, de plus, haute e i
comprimée en forme de feuille : la rame ventrale a sa double gaine termine«
par un lobe conformé comme dans l’espèce précédente, mais beaucoup plus
grand ; le cirre inférieur est aussi placé dans l’échancrure d’un autre petil
lobe. Les deux cirres sont grêles et dépassent à peine leurs branchiolca
respectives, si ce n’est vers les extrémités du corps. Soies pâles et fines. Deu«
acicules très-noirs qui se retrouvent dans toutes les espèces suivante*
Couleur générale tirant sur le fauve pâ le, avec des reflets cuivreux.
3. L y c o r i s folliculata. Lycoris folliculée.
Autre espèce nouvelle.
C o rp s ayant cent six anneaux. L’individu que j’ai sous les yeux n’est pas complet!
On ne peut le rapporter à l’espèce précédente, parce que les cirres infériewj
sont sessiles, et que les rames ventrales 11’ont point de grand lobe termine!!
Les soies sont moins pâles et moins fines. Les mâchoires sont mieux dentttsl
L a couleur générale et les autres caractères sont à peu près les mêmes.
O R D R E I , F A M I L L E X , L E S N É R É I D E S .
LycORIS fucata. Lycoris fardée.
Nereïs C u v . Collect.
Espèce de l’O c é a n , découverte par M . H om b è rg , communiquée par M . C u v ie r .
C o r p s formé de cent d ix -n eu f segm en s , quoique de taille médiocre (1) ; le premier
segment moins grand que les deux suivans réunis; ceux-ci égaux entre eux.
Mâchoires ferrugineuses. Pieds avec des branchies, dont la languette supérieure
dépasse les autres, non parce qu’e lle est plus lon gu e ,, mais parce que la
portion du pied qui la supporte n’est pas moins saillante que dans les deux
espèces précédentes, quoiqu’e lle ne so it ni aussi é le v é e ,’ -ni aussi comprimée.
Rames ventrales surmontées d’une pointe conique. Soies ferrugineuses,
point très-fines^ pelles du faisceau inférieur de la rame ventrale plus colorées,
plus grosses que les autres, et la plupart sans barbe termina le, caractère qu’elles
conservent plus ou moins dans les diverses congénères. Cirres médiocres :
1 e supérieur excède très-sensiblement sa languette branchiale; l’inférieur est
égal à la sienne. C o u leu r gris cuivreux p â le , tirant au chamois sur les pieds ;
les branchies se font remarquer par une forte teinte de brun.
(. LYCORIS ægyptia. Lycoris égyptienne.
L y co r is ægyptia. Annelides grave'es, planche IV, figure t ; individu du goiL.'He Suez!
Espèce nouvelle de la mer R o u g e , commune dans les interstices ides pierres,
sous les fu cu s , entre les racines des madrépores, & c . O n la trouve ordinairement
logée dans un fourreau membraneux.
Corps composé de cent seize segmens sur deux individus adultes et longs'’'d e
cinq p ou c e s , de soixante-trois seulement sur un petit in dividu : le premier
segment égal en grandeur aux deux suivans réunis; le dernier renflé à l’ordinaire,
strié longitudinalement, portant deux longs filets. Mâchoires brun-noir.
Pieds avec le côté supérieur des rames dorsales encore a lon g é , mais p oin t comprimé
ni élevé : languettes branchiales divergentes; elles so n t 'd ’abord à peu
près éga les , mais insensiblement la supérieure et l ’intermédiaire deviennent
du double au moins plus longues .que l ’inférieure; elles sont plus grêles et
plus cy lindriques en approchant de l’anus : les gaines se terminent par des ’
lobules charnus, aussi grands sur les deux premières paires de pieds que les
languettes branchiales elles-mêmes. Soies assez grosses, ferrugineuses. Cirres
courts; le supérieur n e dépasse p oin t la b ran ch ie , si ce n’est vers les deux
extrémités du corps. C o u leu r gris rougeâtre, tirant au v in e u x , plus intense
sur le d o s , près de la tê te , sans b eaucoup de re fle ts ,: les rames dorsales
sont marquées d ’une tache brune, e t entourées d’uri p e tit ce rcle brun à la-
base de la branchie. L a ligne médiane paroît rouge dans l ’animal vivant (2).
\0 C est-à-dire, au-dessous d e quatre pouces. la Lycoris ntmtia, et v raisemb’ab lem en t dans b e au cou p
(2) Cette ligne est d’ un r o u g e , en core plus ,v if dans d ’autres.