
ondulées qui suivoient la base de ces angles, et, entre ces deux lignes
de cinq paires de points obscurs : en dessous, le thorax brun, divisé
par une ligne jaune; les côtés de l’abdomen ondulés de brun et de
gris; le milieu noir, séparé des côtés par deux bandes jaunes, et
marqué d’un point jaune en avant des filières, elles-mêmes entourées
de quatre autres points ; les pieds d’un roux très-vif, annelés de noir
parsemés de poils roussâtres.
Genre É P É I R E , E P E IR A .
Fig. 8, 9 et i o.
Le genre Epéire, fondé par M. Walckenaër, est un des plus nombreux en espèces
: il en contient plus de soixante, qui se trouvent groupées, suivant la forme
de leurs corps, en plusieurs sections, dont on pourrait bien un jour extraire
quelques genres ; déjà M. Savigny a créé à leurs dépens celui des Argyopes. Toutefois
cet exemple ne devra être suivi qu’avec une grande réserve : car, ces espèces
constituant une division très-naturelle, on risqueroit d’établir des distinctions qui
seraient basées sur des caractères fugaces et de peu d’importance.
Les Epéires appartiennent, dans la méthode de M. Latreille ( i ), à la famille des
Fileuses, section des Orbitèles ou Araignées tendeuses ; les caractères essentiels du
genre sont : des forcipides droites, à crochets repliés le long de leur côté interne;
des filières extérieures presque coniques, peu saillantes, disposées en rosette; laj
première paire de pieds et ensuite la seconde, les plus longues de toutes; la troi-j
sième la plus courte; huit yeux, dont quatre intermédiaires, formant un carré; lesj
autres moins gros, rapprochés par paires, un de chaque côté; les latéraux posté-j
rieurs plus petits que les antérieurs; des mâchoires droites, dilatées dès leur base,]
en forme de palettç ovale ou arrondie; lèvre stemale presque demi-circulaire ou]
triangulaire. Toutes les espèces sont sédentaires, et forment une toile à réseaux]
réguliers, composés de spirales ou de cercles concentriques, croisés par des]
rayons droits qui divergent du centre à la circonférence ; l’Araignée se tient auj
milieu et guette sa proie. M. Savigny décrit plusieurs espèces nouvelles.
II. 8. EpEIRA a rm id a , Epéire armide.
Cette espèce a les plus grands rapports avec l’Epéire adiante, qui sej
trouve en France et en Italie.
8. i. Individu femelle grossi, i , grandeur naturelle.
8. 2. L e même individu femelle dont on a retranché les pieds, représente
de profil, offrant un abdomen très-convexe et très-avancé sur le]
thorax.
Des environs d’Acre. — Il avoit en dessus le thorax d’un blanc soyeux;
( i) Règne animal de Cu vier, t o r n e l l i , page 89.
Xabdomen orné d’une feuille trèsràblongue profondément festonnée,
dun blanc de lait, bordée de noir et lisérée dé blanc pur, à nervure
longitudinale, large, roussatre, sinuée, sans nervures transverses;
cette première feuille dessinée sur un second disque d'un
blanc jaunâtre, profondément découpé, à divisions très-pointues,
lisérées de blanc pur, et prolongées obliquement sur le fond rous-
sâtre des côtés : en dessous, le sternum brun ; les côtés de Xabdomen
ondulés de roux et de blanchâtre; le milieu noir, mêlé de blanchâtre,
et limité sur les côtés par deux raies d’un jaune pâle, très-
foiblement courbées aux deux bouts, correspondant postérieurement
a deux gros points ronds, jaunâtres, suivis de deux autres très-
petits qui accompagnoient les filières ; les pieds pâles, à jambes et
tarses annelés de noirâtre.
. æ. Les yeux du même individu, avec le bord facial du thorâx.
m. Lépigyne du même vue de profil : on distingue sur-tout le prolongement
tubuleux et annelé <p, qui est terminé par un cuilleron corné.
=w. Une des deux bourses respiratoires du même vue à l’extérieur.
. E p e i r a circe, Epéire circé.
Cette espèce se trouve aussi en Italie : M. Savigny ne pense pas qu’elle
ait encore été décrite.
/. Individu femelle grossi. grandeur naturelle.
2. Le meme mdividu dont on a supprimé le thorax, retourné et vu en dessous.
De I intérieur des maisons d’Alexandrie. — Il avoit en dessus le thorax
cendré, plus obscur sur les bords; Xabdomen cendré roussâtre, rayé
transversalement de jaune clair, orné du dessin d’une feuille rhom-
boïdaie prolongée à son angle postérieur, festonnée, d’un brun doré,
bordée de noir et liseree de jaune clair, à base ferrugineuse, terminée
entre les tubercules par deux nervures obliques et sensiblement arquées,
correspondant aux deux angles latéraux du disque; à nervures
moyennes, divisées par taches oblongues cendrées, et à nervures
transverses noirâtres : en dessous, Je sternum cendré; les côtés de
Xabdomen rayés comme en dessus; le milieu d’un brun foncé, divisé
par un triangle aigu d un gris jaunâtre en deux bandes longitudinales
, ces bandes précédées chacune par une tache carrée d’un jaune
clair, et ces deux taches unies par deux traits latéraux de la même
couleur à deux grosses mouchetures jaunes situées sur les bandes