
et anatomiques sur le genre Léziard, ma communiqué la partie de son travail qui
a rapport à ces animaux ; lès détails dans lesquels je vais entrer seront d’autant mieux
accueillis des naturalistes, qu’aucun d’eux n’ignore que cette partie de I herpéto-
logie est une des plus obscures et à toujours été traitée assez légèrement. Les
excellens dessins de M. Savigny prouvent qu’il avoit aperçu cette lacune, et qu’il
se proposoit d’étudier avec soin et comparativement les espèces recueillies en
Égypte.
Fig . 7. L É ZA R D GRIS POMMELÉ
( Lacerta scuteüata ).
La forme générale et les proportions de ce lézard diffèrent peu de celles de
notre Lézard gris des murailles: Sa tête est pointue, mais peu alongée. Sa queue
est à peu près deux fois aussi longue que le corps, la tête exceptée. Les tempes
sont chagrinées comme le dos, et ne présentent point de plaques semblables à
celles qui recouvrent le haut de la tête. Les écailles du ventre ne se distinguent pas
nettement de celles du thorax; leur bord externe est très-oblique : elles sont uniformes,
et paroissent former des rangées transversales plutôt que longitudinales;
enfin on en compte de chaque côtéi de la ligne médiane six par rangée transversale.
Parmi les écailles situées'au-devant de l’anus, celle qui occupe la ligne médiane
n’est guère plus large que les autres; celles de la queue, très-étroites et verticillées,
sont marquées chacune d’une ligne longitudinale peu saillante. Enfin les pores que
l’on observe sous les cuisses sont petits et au nombre de vingt-trois de chaque côté,
Le dessus de la tête de ce lézard est jaunâtre et présente de petites taches bleuâtres.
L e dos et la face externe des membres sont pommelés de gris-perle très-pâle et de
gris-ardoise violacé. Les écailles, de couleur claire, forment de petites taches irrégulières,
très-rapprochées, et séparées entre elles par de petites lignes d’écailles de
couleur foncée, qui se joignent toutes de manière à former une espèce de réseau
dont les mailles sont représentées par les taches gris de perle. Là face supérieure
de la queue est également d’un gris-perle très-pâle avec quelques taches gris-ardoise.
Fnfin tout le dessous de l’animal est d’un blanc légèrement citrin.
7 . 1. Individu de grandeur naturelle, vu en dessus.
7. 2. Le même vu en dessous.
7 . 3 . Tête vue par sa face supérieure et grossie.
7. 4 - Portion de la face supérieure de la queue grossie.
7. y. La même portion vue par sa face inférieure.
Fig. 8. L É Z A R D DE S A V IG N Y
(, Lacerta Savignyi ).
Quoique le lézard auquel nous donnons ie nom de M. Savigny ait beaucoup
d’analogie avec le Lézard pommelé, nous le regardons comme appartenant a un:
espèce distincte, à cause des différences que l’on remarque dans la forme et la disposition
des écailles chez ces deux espèces. En effet, on trouve à la partie antérieure
du front deux petites plaques impaires qui n’existent point dans le Lézard
pommele ; et en arriéré des plaques postérieures, on remarque une rangée monili-
forme de plaques arrondies, saillantes et très-petites, mais bien distinctes des écailles
chagrinées de la nuque. Les écailles qui recouvrent ie ventre diffèrent beaucoup de
celles du thorax; elles sont régulièrement arrondies à leurs bords latéraux et inférieurs
, et au nombre de trois seulement de chaque côté de la ligne médiane.
L’écaille impaire située au-devant de l’anus est beaucoup plus large que celles
qui sont placées à ses côtés. Sa queue, à peu près deux fois aussi longue que le
reste du corps, y compris la tête, est verticillée dans ses trois quarts postérieurs;
mais, près de sa base, les écailles qui recouvrent sa face supérieure sont arrondies,
et diffèrent de celles qui sont situées sur les côtés ou plus loin en arrière.
Ces dernieres sont semblables a celles de la queue du Lézard pommelé; seulement
leur carène est plus marquée. L e dessus de la tête de ce lézard est jaune-
verdâtre, mêlé de taches bleuâtres ; tout le dessus du corps est tacheté de gris-
perle tres-pale et de gris-ardoise violacé tres-fonce. Les taches de couleur pâle
sont disposées à peu près comme dans le Lézard pommelé; mais elles sont plus
larges et moins regulierement circonscrites. Les lignes bleuâtres qui les séparent
se terminent brusquement vers le haut des flancs, et apparaissent de nouveau à
quelque distance au-dessous, en sorte que la teinte générale gris-pâle forme dans
cette partie une raie longitudinale non interrompue depuis la tête jusqu’à la base
de la queue. Le dessus de la queue est dun gris-perle très-pâle, mêlé de teintes
jaunâtres et de quelques taches d un gris-ardoise. Enfin tout le dessous de l’animal
est d une couleur blanche légèrement jaunâtre.
8. 1. Individu de grandeur naturelle, vu en dessus.
8. 2. Le même vu en dessous.
8. y. Tête vue par sa face ¡supérieure et grossie.
8. 4■ Portion de la face supérieure de la queue très-grossie.
8. y. La même portion vue par la face inférieure.
F i g . p . LÉ ZAR D BO SQ U .IEN , Daud.
( Lacerta Boskiana, Da ud. )
Ce lézard, dont la couleur est grise, avec sept raies longitudinales, a la forme
generale de 1 espece précédente ; seulement satête est un peu plus alongée et plus
eloignee des épaulés, et la queue est un peu plus longue. Les plaques qui recouvrent
sa tete ne se prolongent pas postérieurement jusqu’au niveau des méats auditifs.
La partie antérieure du dos est chagrinée ; mais, près de la queue, les écailles
deviennent plus grandes, pointues et imbriquées ; celles de la face supérieure de la
H- IV. TOME I.«, I.re partie. Z î