
précèdent : son petit pore longitudinal est porté sur un cuilleron
beaucoup moins saillant que dans les Epéires, mais conformé à
peu près de même.
P L A N C H E 4 -
SPHASES, LYCOSES, DOLOMÈDE S , ÉRÈSES.
Genre S P H A S E , S PH A SU S .
Fig. I.
M. Latreille donne à ce genre le nom SOxyope, et le caractérise de la manière
suivante : huit yeux rangés deux par deux, sur quatre lignes transverses, et dont les
deux extrêmes plus courtes. Les Sphases, qui appartiennent à la famille des Fileuses
et à la tribu des Citigrades ou Araignées-loups ( i ), ont plusieurs points de ressemblance
avec les Ctènes, les Dolomèdes et les Ly coses ; mais ils diffèrent essentiellement
de chacun de ces genres par la disposition des yeux. D ’autres signes distinctifs
existent dans la lèvre sternale, alongée, arrondie à son extrémité, plus étroite à sa
base ; dans les mâchoires cylindriques, alongées, étroites, arrondies ; et dans les pattes,
qui sont grêles : la première paire est la plus longue, la seconde et la quatrième sont
à peu près d’égale longueur, et la troisième est la plus courte. On n’en connoît encore
qu’un petit nombre d’espèces.
IV. i. S p h a s u s alexandrinus, S phase alexandrin.
Cette espèce paroît différer de toutes celles qui ont été décrites jusqu’à
présent.
i . /. Individu femelle grossi. / , grandeur naturelle.
Du désert aux environs d’Alexandrie. — Il avoit le thorax soyeux brun,
avec trois bandes blanchâtres, deux exactement marginales, étroites,
et une intermédiaire large, terminée en pointe près des yeux; ïaédo-
men également soyeux, brun en dessus, avec une large bande longitudinale
d’un brun beaucoup plus clair, sur-tout vers les bords, a
laquelle aboutissoient trois raies blanchâtres qui traversoient obliquement
les côtés; blanchâtre en dessous, avec une bande obscure
aboutissant à l’anus; les pieds annelés de brun, de roux et de blanchâtre,
hérissés de quelques poils noirs.
i. C. Le thorax du même vu de profil ; — sé, les yeux, qui en couronnent la
sommité antérieure ; ils sont séparés des forcipules par un bandeau
( i) Règne animal de Cu vier , tom. I I I , p a g . 96.
vertical qui descend très-bas; — c, les forcipules, dont l’axe se dirige
A sensiblement en arrière ; — d , les mâchoires : elles sont exactement
verticales.
t. aC Les yeux du même, avec le bord facial du thorax a', dont ils sont très-
éloignés.,
1. E. La bouche du même vue par sa face postérieure; — c , les forcipules;
d, les mâchoires, privées des trois derniers articles de leur palpe;
— e , la lèvre sternale, à peine dépassée par la pointe du labre.
1. c. La forcipule gauche isolée, dont la courte gouttière ne présente que
trois petites dents.
1. d. La mâchoire gauche.
1. è. La lèvre sternale , dont la base est formée par une pièce articulée.
1. g-1. Les mesures comparatives des quatre paires de pieds du même.
Genre L Y C O S E , L Y C O S A.
Fi& 3. 4 , Y 6 , 7 et 8.
;; Ce genre, très-nombreux en espèces, a été établi par M. Latreille, et il se trouve
generalement adopté par tous les entomologistes : il appartient, ainsi que le précédent,
a la famille des Fileuses et à la section des Citigrades ou Araignées-loups (.)
Ses caractères distinctifs sont d avoir les yeux, au nombre de huit, disposés sur trois
lignes transverses, et formant un quadrilatère aussi long ou plus long que large - la
première ligne ayant quatre yeux très-petits, et les autres étant composées de deux
seulement, tres-gros ; la lèvre sternale plus haute que large, légèrement échancrée
sur son bord antérieur; les mâchoires droites écartées, arrondies, coupées obliquement
au cote interne; enfin les pattes alongées, fortes; la quatrième paire sensiblement
plus longue que les autres, qui sont à peu près d’égale longueur.
C’est à ce genre qu’appartient l’araignée célèbre connue sous le nom de
larentule.
IV. 2. L y c o s a ra rentulina , Lycose tarentuline.
Cette espèce paroît différer de toutes celles qui ont été décrites : elle se
distingue de la Lycose tarentule.
2. i- Individu femelle de grandeur naturelle.
Des environs d’Alexandrie. — H avoit en dessus le thorax cendré
roussâtre, bordé des deux côtés par une raie d’un cendré plus clair,
irrégulièrement denté , et divisé sur son milieu par une raie
(') ttigne animal de C u vie r , rom. I I I , pag. 97.