
E S P È C E .
L E G U Ê P IE R S A V IG N Y , M E R O P S SAV I GNY I
( planche 4 > %• 3 )•
M. corpore suprà et infrà viridi; fronte aibâ; tæniâ supra oculos nigricante, gulâ
flavâ; jugulo castaneo; rectricibus duabus elongatis.
S y n o n y m . Merops superciliosus. L i n n . ; G m e l . Syst. nat. pag. 4 61 » n.° 4 *
L a t h . Ind, Ornith. p a g . 16o, n .° 4*
Guêpier Savigny. L e v a i l l . Histoire des Promér. et des Guêp. pl. 6 et bis.
Guêpier de Madagascar. B u f f . Histoire naturelle; Oiseaux, tom. VI ; planches enluminées,
259.
Guêpier d’Egypte, Merops Ægyptius. V i e i l l . Tabl. encyclop. pag. 276 ; et Guêpier de
Madagascar, Merops superciliosus. Id. pag. 278.
Guêpier de Madagascar, Apiaster Madagascariensis. B r i s s . Ornith. tom. IV, pag. j 4^>
n.° 7, tab. 42 » f* 1 •
Supercilious Bee-eater. L a t h . Syn. 1 , tom . I I , p a g . 673 , n.° 4*
L e Guêpier Savigny a le front blanc; les sourcils et les joues, d’un yert aigue-
marine; la gorge, d’un jaune café; et le devant du cou, d’un roux marron. Entre
l’oeil et le bec, et sur la région des oreilles, est une raie noire; toutes les parties
supérieures et inférieures sont d’un beau vert, à reflets bleuâtres dans quelques
individus, et à reflets de couleur marron dans d’autres. Les pennes des ailes et de
la queue sont d’un vert obscur; les remiges ont les barbes intérieures noirâtres; les
rectrices sont d’un brun cendré en dessous ; les intermédiaires dépassent les autres
d’environ deux pouces et demi. Le bec est noir, et les pieds sont rougeâtres.
Cette espèce offre de foibles variations dans les couleurs et dans la grosseur,
suivant les localités : mais ces variations ne doivent sans doute être attribuées
qu’aux différences de climats.
L e Guêpier Savigny est répandu dans toute l’Afrique et dans une grande partie
de l’Asie; il se trouve en Egypte, en Barbarie, au Sénégal, dans la Guinée, au
Cap de Bonne-Espérance, à Madagascar, en Perse et dans l’Inde.
OR D R E IV.
P A S S É R I G A L L E S , P A S S E R I G A L L I
( Les Pigeons ).
Caracteres principaux.
B e c médiocre, incliné et renflé à sa pointe, garni à sa base d’une membrane dans
laquelle sont percées les narines, lesquelles sorjt couvertes par une écaille cartilagineuse.
P i e d s
P i e d s courts ou médiocres.
Tarses réticulés.
Doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière; les antérieurs entièrement
séparés, rarement réunis à leur base par une membrane.
Caractères accessoires.
Rectrices, douze ou quatorze.
Les oiseaux de cet ordre établissent le passage des passereaux aux gallinacés, et
tiennent également des uns et des autres. Us sont tous monogames. Les arbres ou les
creux des rochers sont les lieux qu’ils choisissent pour y placer leur nid. La ponte
est de deux oeufs. Les graines et les semences dont ils font leur nourriture sont
soumises à une sorte de macération dans le jabot avant de passer dans le gésier.
Les jeunes ne quittent le nid que lorsqu’ils sont en état de voler, et reçoivent
jusqu’à cette époque les alhnens plus ou moins macérés que le père et la mère
dégorgent dans leur oesophage.
Le sternum, selon M. Cuvier, est osseux, profondément et doublement échan-
cré, le jabot extrêmement dilaté, le larynx inférieur muni d’un seul muscle propre.
Cet ordre se compose d’un seul genre, le genre pigeon, columba, L in . , qui est
susceptible d’être divisé en plusieurs sections.
Genre P IG E O N
{Cotumba, Cuv ., V i e i l l . , T em m . , B r i s s . , L i n . , L a t h . ).
Caractères principaux.
B e c médiocre, droit, renflé à la pointe et un peu fléchi ; narines oblongues,
situées au milieu du bec, percées dans un espace membraneux, et couvertes
d’une écaille cartilagineuse qui forme un renflement près du front.
P i e d s tétradactyles.
Tarses courts manquant d’éperons.
Quatre doigts, trois devant, un derrière; les antérieurs totalement divisés; le postérieur
s’articulant sur le même plan que ceux de devant.
Caractères accessoires.
A il e s un peu alongées, mais plus courtes que la queue.
Les pigeons vivent par couple, et une fois unis ils ne se séparent plus. Chaque
couvée n’est que de deux oeufs ; mais ils en font plusieurs par an.
Les pigeons ou les tourterelles ne boivent point à la manière des gallinacés,
en relevant le bec, mais d’un trait et tenant la tête baissée.
La mue n’a lieu qu’une fois dans l’année.
H. N. T O M E I.er, 4 *e partie. O o