
Holothuries, comme on peut rapprocher les Alcyons à huit tentacules des Actinies
et des Zoanthes. Je dois faire remarquer à ce sujet que M. de Lamarck , avec
cette sagacité profonde qui lui est propre, et qui lui fait souvent prévoir et de.
vancer les résultats de l’observation, a placé depuis peu ( i ) les Alcyons en tête
des Polypes et dans le voisinage des Radiaires. A-t-il eu raison d’y mettre de
même les Téthies et les Eponges! Je ne le pense pas. L’existence des Polypes à
l’égard des Alcyons est certaine. Elle est encore douteuse à l’égard des Éponges
quoique d’illustres naturalistes aient tenté de l’établir par des raisonnemens pré-
sentés avec beaucoup d’art, mais qui ne sauroient balancer le témoignage des
sens. Pourquoi n’admettroit-on pas une classe d’êtres privés d’organes pour la
digestion et le mouvement spontané, et conservant, sous cette apparence propre
à la plante, quelques signes d’irritabilité ! Ces êtres, parmi lesquels prendraient
place les Éponges, les Téthies, et tant de genres qui leur sont analogues, mérite-1
roient, à plus juste titre qu’aucun autre, le nom de Zoopliytes. Leur existence dans
la nature peut n’être encore que vraisemblable; mais tout me porte à croire que
des observations prochaines et décisives viendront la confirmer (2).
(1) Dans Y Extrait du cours de apologie du Muséum dans l’atlas, les Planches qui représentent les zoo-1
d’histoire naturelle, sur les Animaux sans vertèbres. PH Y TE S , c’est-à-dire, les Éponges et les autres produc-1
(2) Le lecteur que ce point intéresse peut consulter, tiohs de même nature.
S E C O N D MÉMOIRE .
OBSERVATIONS
SUR LES ALCYONS A DEUX OSCULES APPARENS,
SUR L E S B O T R Y L L E S E T SU R L E S P Y R O S O M E S ,
L U E S A L A C L A S S E D E S S C I E N C E S D E L ’ I N S T I T U T .
A près avoir exposé mes observations sur les Alcyons à six tentacules je
me proposas de passer aux Alcyons qui en ont huit; mais Je suis obligé’ de
revenir sur les premiers. La Classe, en me permettant de lui communiquer mon
travail, ma fait acquérir les moyens de le perfectionner. Les nouveaux faits que
je vais rapporter sont dus à la bienveillance dont m’honorent ses membres
et aux secours inattendus que quelques-uns d’entre eux m’ont généreusement
accordes. '
Dansmon premier Mémoire, j’ai prouvé que les Alcyons à six tentacules simples
avaient une organisation compliquée, différente de celle que l’on suppose essentielle
a tous les Polypes; que leur bouche communiquoit d’abord avec une premièrecavité,
qui pouvoit prendre le nom de ventricule thoracique; qu’un seul
intestin panoit de cette.cavité pour se rendre à une autre, que j’ai nommée
ventricule abdominal; quau sortir de ce second ventricule, l’intestin, toujours
unique, mais plus gros, se recourboit et remontoir vers la surfkce du polypier
sons laquelle il se terminoit par un orifice distinct ou un anus. J’ai de plus’
observe que ce gros intestin étoit communément rempli d’une matière demi-
qUI 6’ , IVISee Par PetItes masses et ressemblant à des excrémens. Enfin j’ai
remarque que 1 évacuation de ces excrémens ne pouvoit s’effectuer que par une
ouverture extérieure correspondant à l’anus. Or cette ouverture, indiquée d’une
■ rere équivoque sur quelques espèces, demeuroit invisible sur toutes les autres.
u n e a T T 1 Semblab,es en aPParence à un système digestif auroient-ils eu
une autre destination! La difficulté étoit fâcheuse; mais l’amour de la vérité ne
me pennettoit pas de la dissimuler.
H | une espèce dont l’examen auroit éclairci mes doutes : je veux parler
y o rm rn asadwïdes, que Gærtner avoit réuni à quelques Ascidies, et compris
cf ||„, ° n genre Pâme qu’il avoit observé à la surface de ce corps des
suDnnw’ P1<|enrInenteS’ P° UrVUeS chacune de «Jeux oscuies ou petites bouches. En
nt e ait exact, un des deux oscuies ne pouvoit que servir cfanus. Mais
§ TOME I.«r e partie.