
filiformes ou sétacées, composées d’articles alongés, peu serrés, contournées dans
les femelles; abdomen ovalaire ou ovoïde, porté sur un pédicule très-court, ou
paraissant comme sessile ; palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux
et à articles inégaux; trois cellules cubitales complètes, dont la seconde et la troisième
reçoivent chacune une nervure récurrente; labre caché en totalité ou partiellement.
La figure 22 de la planche 17 pourrait bien appartenir au genre
Misque.
Les n.0’ 1 -14 de la planche 18 sont des Pompiles proprement dits : les autres
espèces offrent quelques différences notables ; les n.°! 15-19 pourroient bien appartenir
au genre A pore, et les n.“ 20-24, au genre Céropale : la figure 25 semble
devoir constituer un nouveau genre, voisin du précédent.
P L A N C H E I ^ .
M U T I L L E S .
Les-Mutilles constituent un genre très-nombreux, qui offre pour caractères
distinctifs : abdomen des deux sexes ovoïde et convexe ; le premier anneau plus
étroit, en forme de noeud ou de poire; le second grand, presque en cloche; corselet
des femelles cubique, point noueux et sans divisions.
Toutes les espèces qu’on voit ici ne sont pas des Mutilles proprement dites. Les
n.°‘ 1 et 2 sont des Béthiles ; peut-être le n.° 3 fait-il partie du même genre : les
n.°‘ 4-2.4 sont de vraies Mutilles; les n.°‘ 25-26 appartiennent au genre Aptérogyne,
P L A N C H E 2 0 .
FOURMI S .
Toutes ces espèces appartiennent au grand genre des Fourmis; cependant on
peut reconnoître parmi elles quelques coupes secondaires : les n.°! 1 -4 et 6-12
paraissent seuls faire partie du genre Fourmi proprement dit; le n," 5 est du genre
Odontomaque; les n.°‘ 1 3-19 et 23 sont des (Ecodomes; les n.os 20-22 paraissent
être des Myrmices ; le n.° 24 semble constituer une nouvelle coupe générique.
PLANCHES DÉCHINODERMES
D E L ’É G Y P T E ET D E LA S Y R IE ,
P u b l i é e s p a r J u l e s - C é s a r S A V ïG N Y , M e m b r e d e l ’I n s t i t u t ;
O F F R A N T
UN EXPOSE DES CARACTÈRES NATURELS DES GENRES, AVEC LA DISTINCTION DES ESPÈCES,
P a r V i c t o r A U D O U I N ( 1 ).
O B S E R V A T I O N S P R É L IM IN A I R E S .
• C u v i e r a fonde sous le nom d É c h i n o d e r m e s la première classe des
animaux rayonnés ; elle a pour caractère essentiel : la peau bien organisée, soutenue
souvent par une sorte de squelette, armée de pointes ou d’épines articulées
et mobiles ; une cavité intérieure où flottent les viscères. M. de Lamarck a fait
de la division des Échinodermes le second ordre de la classe des radiaires, et il
la caractérisé ainsi : peau opaque, coriace ou crustacée, le plus souvent tuberculeuse,
épineuse même, et, en général, percée de trous disposés par séries;
des tubes retráctiles aspirant I eau, et sortant par les trous dont la peau est percée;
une bouche simple, presque toujours située inférieurement, et, en général, armée
de parties dures à son orifice; des vaisseaux pour le transport des fluides propres;
une cavité simple ou divisée, particulière au corps dans la plupart.
M. de Lamarck divise cet ordre en trois sections :
Section. L e s S t e l l é r i d e s . — Peau non irritable, mais mobile; corps déprimé,
à angles ou lobes rayônnans et mobiles; point d’anus. C e sont les genres
Comatule, Euryale, Ophiure, Astérie.
2 ‘ Section. L e s É c h i n i d e s .— Peau intérieure, immobile et solide; corps non
(1) Voyez ci-dessus, page 3 , la Note concernant l’Ex- fournis par Al. J, C. SAVIGNY, pour / 'H i s t o i r e m a -
plication sommaire des planches dont les dessins ont été T U R E L L E d e l ’ o u v r a g e .
H. N. TOME I 4 ' partie. C c |