
I I 2 S Y S T E M E D E S A N N E L I D E S .
ESPÈCE.
i\ H æ m o c h a r is piscium. Moefnècharis des poissons.
Hirudo geómetra. L in n . Faun. suec. n.° 283; et Syst. nat. éd. 12, tom. I, part. 2
pag. jo 8 o , n.° 8 .
Hirudo piscium. M ù l l . Hist. verm. tom. I,part. 2 ,p a g . ¿fi, n.° ¡ y 2 .— Gm e l. Syst
nat. tom. I , part. 6 , pag. jo p y , n.° 8.
Hirudo piscium. R oes. Insect. tom. I I I , pag. 199, tab. 3 2 .— B ru g . Encycï. méthod. I
Helm. pl. p , jîg. 12 -19 .
Piscícola piscium. Lam. Hist. des atiim. satis vertebr. tom. V, pag. 294, 11.0 /.
Espèce qui vit dans les eaux douces de l’Europe, et qui paroît s’attacher deI
préférence aux Cyprins. On a remarqué qu’eiie se déplaçoit en se courbant I
à la manière des chenilles arpenteuses.
C orps long de dix à douze lignes, grêle, lisse, terminé par des ventouses in égales, la i
postérieure double de l’antérieure, légèrement crénelée. Yeux noirs; ceuxdej
chaque paire confondus ensemble par une tache brune : les quatre taches re-|
présentent en quelque sorte, par leur disposition, les quatre angles tronquesî
d’un trapèze converti en octaèdre. Couleur générale, blanc jaunâtre, finement
pointillé de brun, avec trois chaînes dorsales chacune de dix-huit à v in g t tachesl
elliptiques plus claires que le fond et non pointillées, la chaîne intermédiaire!
mieux marquée que les latérales : deux lignes de gros points bruns sur les côtés!
du ventre, alternant avec les taches claires du dos. L a ventouse anale estrayon-1
née de brun, et marquée entre les rayons de huit mouchetures noirâtres. I
G E N R E X X X I I I , B d e l l a ( i ) .
B o u c h e m o y en n e , rela tiv em en t à la v en tou se orale.
Mâchoires gran des, d u re s , o v ale s, lég è rem en t ca rénées, dépourvues de denti-j
cules.
Y e u x p eu d istin c ts, au n omb re de h u it, six sur le p rem ie r segment, disposés ei*
lign e d em i-c ircu la ire , et deux sur le tro isièm e ; ces derniers plus écartes*
V e n t o u s e o r a l e de plusieurs s e gm en s , séparée du corp s par un foihle étran!
g lem e n t , assez co n c a v e e t en fo rm e de g o d e t ; l ’o u v e r tu re sensiblement!
transverse, à deux lèvres : la lè v re supérieure p eu a vancé e , profonde!
m en t canaliculée en dessous, fo rm é e des trois à quatre derniers segmens!
le terminal plus gran d, très-obtus ; la lè v re in férieure rétuse.
( 1 ) BeftÎMa, nom d e la. S a n g su e c h e z les G r e c s . L e s noms IVorner generïcum cui syliaba una vel altera prxponifflM
g én érique s créés depuis p e u , d ans lesquels o n a fa it e n tre r ut aliud plané genus qtiàin antea significet, exclùdendumt
c e lu i- c i com m e é lém e n t , n em e pa raissent pas admissibles, est. L iN N . PhiJ. b o tan . 228.
V en to usM
O R D R E 4 , F AM I L L E 1 0 , L E S S A N G S U E S . m i
Ve n t o u s e a n a l e grande, obliquement terminale.
B r a n c h i e s nulles.
Corps cylmdrico-comque, sensiblement déprimé, alongé, composé de segmens
nombreux, courts, très-égaux et très-distinçts ; le vingt-sept ou vingt-
huitième et le trente-deux ou trente-troisième portant les orifices de la
génération.
B d e l l a niiotica. Bdelle ou. Sangsue du 7V//(i).
B d e l l a niiotica. An»e/iile$%Xees, flanche V, figure 4; individu des environs
Espèce nouvelle des eaux douces de i'Égypte. En arabe, Alak. *
C o r p s formé, la ventouse comprise, de quatre-vingt-dix-huit segmens carénés
• sur leur contour, très-égaux. Ventouse orale de dix ségmens, compris les
quatre demi-anneaux de la lèvre'supérieure, sous laquelle elle est divisée en
deux lobes par un canal triangulaire, bordé, très-profond, dont la basé correspond
à la mâchoire impaire. Ventouse anale quatre à cinq fois plus grande que
l’orale, dirigée obliquement en arrière, mince à la circonférence, à disque
lisse et très-simple. Couleur brun-marron en dessus, roux v i f en dessous.
GE N R E X X X I V , S a n g u i s u g a (2),
Bouche grande, relativement à la ventouse orale.
Mâchoires grandes, dures, fortement comprimées, armées sur leur tranchant
de deux rangs de denticuies très-fins et très-serrés.
Yeux au nombre de dix, disposés en ligne très-courbée, six rapprochés sur
. le premier segment, deux sur le troisième et deux sur le sixième; ces
quatre derniers plus isolés.
Ventouse o ra le de plusieurs segmens, non séparée du corps, peu concave;
l’ouverture transverse, à deux lèvres: la lèvre supérieure très-
avancée, presque lancéolée (3), formée par les trois premiers segmens,
le terminal plus grand et obtus ; la lèvre inférieure rétuse.
(3) L a lè v r e supérieure des S an g su es o rd in aire s et
des H æ m o p is , toujours plus o u moins lan c é o lé e q u an d
e lle s’a lo n g e , d e v ie n t très -o btu se qu an d e lle se raccou rc
it , e t sem ble même ab so lum en t d em i-c ircu la ire lorsqu
’e lle s’e st é ten d u e pou r e x e rc e r la su c cion . S i l’a n im a l,
tranq u illement fixé pa r son disque p o s té r ieu r , v eu t se
liv re r a un e sorte d e som m e il, c ette même lèv re supérieu
re s’in clin e sur l’in fé r ieu r e , et s’y ad ap te d e maniè re
à fe rmer he rmé tiqu emen t l’o u v e r tu re d e la b o u ch e : les
y e u x cessent alors d etre saillans. J e crois c e tte d ernière
remarque ap plica b le à tous le s genres q u i su iv en t.