
rangs supportés par une double tige, sans compter deux
plus simples réunies en lèvre inférieure ( i ).
Le corps se divise en anneaux ou segmens, qui portent chacun une
paire de pieds à laquelle se trouve communément associée une
paire de branchies.
Le premier segment, seul ou réuni à quelques-uns des suivans, forme
souvent un anneau plus grand que les autres, plus apparent quel
la tête, et que l’on a pu facilement confondre avec elle.
Le dernier segment offre un anus' plissé, tourné en dessus.
Les pieds se subdivisent généralement en deux rames, une supérieure!
ou dorsale, une inférieure ou ventrale; la rame ventrale est la
plus saillante et la mieux organisée pour le mouvement progressilj
On observe à chaque rame, i.° le cirre, 2,0 les soies.
Les cirres sont des filets tubuleux, sub-articulés communément!
rétractiles, fort analogues aux antennes : ce sont les antennes dJ
corps. Les cirres des rames dorsales, ou cirres supérieurs, sont assea
constamment plus longs que les cirres inférieurs,
Les soies de chaque rame traversent les fibres de la peau, et pénètrenl
avec leurs fourreaux dans l’intérieur du corps, où sont fixés les
muscles destinés à les mouvoir. Nous trouverons dans l’ordre suit
vant des soies courtes et dentées, qui restent contenues dans
l’épaisseur de la peau; ce sont celles auxquelles j’ai donné lenonj
de soies à crochets. Les autres, à cause de leur forme la plus géncl
raie, prennent le nom de soies subulées.
Les soies subulées (setæ subulatæ, ou simplement setæ) doivent etrl
elles-mêmes distinguées en soies proprement dites et en acicults. 1
Les soies proprement dites (festucæ) sont toujours grêles et nombreuses!
rassemblées par rangs complexes ou par faisceaux qui ont chacun
leur gaîne propre et sortent des côtés ou du sommet de chaqul
rame. La rame ventrale n’a communément qu’un seul de ces rang!
ou de ces faisceaux ; la rame dorsale en a souvent deux et quel
quefois davantage. Quant à la forme particulière des soies, ellej
sont cylindriques, ou prismatiques, ou aplaties, d ro ite s ou legej
quelque façon intérieures, M. Duméril, Zool.
pag. 296, les compare aux dents de l’estomac de ce®
tains crustacés.
remei
( 1) Ces mâchoires ont de l’analogie avec celles de certains
mollusques, principalement avec les mâchoires ou
dents nombreuses des Oscabrions. Comme elles sont en