
oblongue, pourvue à la base externe d’une apophyse grêle, recourbée et un peu
dilatée vers je bout, et le bouton excitateur presque égal à la valve, conformé
vraisemblablement comme dans XArgyope fasciata, ou Araiiea fasciata de Fabri-
cius (c’est-à-dire, renflé, corné, pourvu de trois conjoncteurs, dont le principal
est totalement replié dans l’inaction, tandis que les deux auxiliaires sont saillans
parallèlement en dessous; le conjoncteur principal grand, alongé, distinctement
triarticulé, à dernier article plus court que le pénultième, arqué, courbé brusquement
à la pointe; le premier auxiliaire ovale, plus large au sommet, pectine
sur ses bords, concave, et armé, vers le bout de la concavité, d’un long crochet
vertical; le second auxiliaire demi - membraneux, en spatule oblongue, peu
concave, légèrement crénelé ) ; le palpe femelle ayant l’article cubital court, le
radial lon g , et le digital terminé par un ongle pectiné ; le labre médiocrement
avancé sur la lèvre sternale, dépassé par elle, très-haut, rétréci en angle par-
devant et brusquement incliné, garni sur les côtés de soies longues et touffues
qui convergent vers son angle antérieur, et pourvu supérieurement d’une épi-
chile large, comme échancrée en coeur, dont le milieu, prolongé en pointe
longue et subulée, est chargé d’un bouquet de soies ; la lèvre sternale beaucoup
moins haute que large, demi - circulaire, avec le sommet légèrement avancé
en pointe, recourbée vers le palais; les pieds grands, proportionnés de même
dans les deux sexes ; la première paire, la seconde, la quatrième, successivement
un peu moins longues; la troisième courte, atteignant néanmoins, lorsqu’elle
est étendue, l’extrémité des jambes des précédentes; les tarses munis de
deux ongles supérieurs régulièrement pectinés, mais à dents peu nombreuses,
et d’un ongle inférieur, grand, simple, courbé fortement dès sa base, et recourbé
à la pointe, qui est reçue entre deux soies plantaires très-grosses, dentées en scie,
courbées, aiguës.
II. y. A r g yO P E au re lia , Argyope aiirélie.
Cette espèce, fort commune dans la France méridionale, l’Espagne,
l’Italie, &c., est la même que XAranea trfasciata de Forskal, que l’on
a confondue avec XAranea fasciata de Fabricius, qui est cependant
fort distincte.
y . /. Individu mâle assez voisin de l’état parfait, grossi, i , grandeur naturelle.
Des environs du Kaire. — Il avoit en dessus le thorax d’un blanc argenté
; Xabdomen d’un fauve pâle, rayé transversalement, mais très-
peu distinctement, de brun;marqué, sur la longueur, de deux doubles
raies sinuées noirâtres,, et, sur son extrémité, de quatre petits traits
roux, croisés postérieurement par d’autres traits de la même couleur
: en dessous, le thorax brun clair; les côtés de Xabdomen rayés
transversalement de fauve et de brun; le milieu d’un noir profond,
séparé des côtés par deux bandes d’un jaune clair, assez prolongées
pour comprendre et entourer les filières; les pieds fauves, foiblement
annelés de brun.
y . p Les yeux du même individu, avec le bord facial du thorax : ces yeux,
les deux petits latéraux exceptés, sont presque degale grandeur. ■
y. d f Les trois derniers articles d’un palpe du même : le cubital et le radial
sont courts; le digital, simplement renflé, n’offre pas encore l’organe
excitateur.
y. -z. Individu femelle de grandeur naturelle.
Des environs d Alexandrie. — Il avoit en dessus le thorax d'un blanc
argenté très-brillant; l'abdomen divisé par des lignes d’un noir
velouté en neuf à dix segmens transverses, alternativement
argentés et dorés, les derniers coupés longitudinalement par
quatre traits noirâtres : en dessous, le thorax brun vineux, avec
une croix jaune ; les côtés de Xabdomen variés d’ondulations
brunes et cendrées; le milieu noir, séparé des côtés par deux
bandes blanches, et orné de .quatre points de la même couleur;
les filières entourées de blanc; les pieds d’un rouge vineux,’
annelés de noir, hérissés de poils également noirs.
y C . Le thorax du même individu vu de profil; — æ, les yeux; — c , la
forcipule; — d, la mâchoire.
y. æ. Les yeux du même vus exactement en dessus, avec le bord facial du
thorax.
y. E. La bouche du même vue par sa face postérieure; — c , les forcipules;
— d, les mâchoires; — e', la lèvre sternale, qui n’est point dépassée
par le labre.
y. c. La forcipule droite séparée, offrant les six dents qui bordent la
gouttière.
y. d. La mâchoire droite : on remarquera sur-tout la largeur de la partie
ciliée.
y. e. La lèvre sternale vue par-dessous.
y. é ' . Cette même lèvre sternale vue en dessus, of&ant le labre tout entier,
qui est, de même que les mâchoires, très-garni de cils : on distingué
ce labre et l’épichile.
y. g - 1. Les mesures comparatives des quatre paires de pieds du même.
y- ••m. L épigyne du même vue de profil : les parties dont elle se compose
sont distinguées par des lettres dans la figure suivante.
y- 'm . La même épigyne relevée, et faisant voir de face deux ouvertures qui
H .N . T O M E I.«ï, 4.« partie.