
grandes et très-distinctes : celles des flancs sont les plus larges de toutes, et celles
du dos, celles de l’extrémité de la queue, et sur-tout celles du ventre, sont les pi®
petites.
L ’individu qui a servi de type à notre description , avoit trois pouces d u bout
du museau à l’ouverture branchiale, et neuf pouces un quart de celle-ci à la racine
de la queue : sa hauteur étoit de deux pouces vers le Bord de l’opercule, de trois
vers l’insertion des ventrales, de deux et demi au riivèau de larius, dun pouce
à la partie la plus étroite de la queue, et d’un pottée un quart à Son extrém ité.
Il suit de ces dimensions que le tronc conserve à peu près la même haute®
depuis l’ouverture branchiale jusqu’à l’anus ; ce qui tient a la forme generale du
corps, qui se trouve borné à sa partie supérieure par une ligne presque droite.
Les proportions du Mormyre d’Hasselquist sont d’ailleurs un peu différentes de
celles de l’oxyrhynque : ainsi le corps est, chez le premier', plus long, et fa queue
plus courte ; d’où il suit que l’anus se trouve plus rejeté en arriéré.
M. Cuvier ne pense pas que cette espèce soit, comme on 1 avoit cru d abord,
celle dont Hasselquist avoit fait mention sous le nom de caschive ; et il ajoute
qu’elle en diffère même par plusieurs traits essentiels. En adoptant cette o pm io j
de l’illustre auteur du Règne animal, et en regardant, comme il le'fait au ssi, le
kannumé comme une espèce différente de l’oxyrhynque, cette première section
se trouve composée de quatre espèces : le kannume, loxyrhynque, le caschive,
et le mormyre d’Hasselquist.
II. MORMYRES A MUSEAU CYLINDRIQUE
H T À N A G E O I R E D O R S A L E . C O U R T E .
LE MORMYRE D E D EN D ER AH , G e o f f r . S I-H il .
( Aiormyrus anguilI6id.es, L lN . , p i. 7> fig . 2 . )
L ’ i n d i v i d u que j’ai examiné avoit environ un pied du bout du museau à l’anus,
la tête formant à peu près le quart de la longueur totale, et l’anus se trouvant
compris dans la moitié postérieure. L e corps conserve presque la même haute®
depuis l’ouverture branchiale jusqu’à l’anus : ainsi il a deux pouces un q u a r t vers
le bord de l’opercule, deux pouces trois quarts au niveau de l’insertion des
nageoires ventrales, et deux et demi au commencement de l’anale. La queue,
semblable à celle de loxyrhynque par sa forme et ses proportions, est terminée
par une nageoire divisée en deux lobes, comme chez celui-ci, mais plus courte
et sur-tout plus arrondie. Les pectorales et les ventrales sont comme c h e z le
Mormyre d’Hasselquist; mais l’anale et la dorsale présentent des caractères remarquables
La première, composée de rayons dont la grandeur est moyenne, e t f
vont en diminuant insensiblement des premiers aux derniers, a environ trots
pouces et demi de long, et s’étend depuis l’anus jusqu’à un pouce et demi«
l ’extrémité
l’extrémité de la queue. La dorsale, de beaucoup plus courte, commence un
pouce environ plus en arrière que l’anale, et se termine en avant de celle-ci •
les rayons qui la composent sont assez inégaux entre eux, les premiers ayant dix
lignes: de long, et les derniers six lignes seulement. Il est à ajouter que le bord
de cette nageoire n’est pas rectiligne, mais qu’il est au contraire alternativement
convexe et concave; disposition qui résulte de ce que le décroissement des rayons
ne se fait pas.d’une manière très-régulière.
Mais ce qui distingue plus particulièrement le Mormyre de Denderah, c’est
la forme très-remarquable de son museau; sa tête est aussi alongée que chez le
Mormyre d’H^sselquist : mais, au lieu que son bord supérieur soit convexe, comme
chez cejui-ci, il est au contraire concave ; caractère qui ne se trouve dans aucune
autre espèce. En outre,, ce mormyre diffère encore de ses congénères par sa
bouche, dont l’ouverture, un peu moins étroite, ne se borne plus à être antérieure,
et commence à se prolonger latéralement. L ’oeil paroît au contraire un
peu plus petit que dans les espèces précédentes, et sur-tout que dans celles dont
il nous reste a nous occuper. Enfin le corps est généralement d’un gris rosé sur
le ventre et les flancs, et d’un gris verdâtre sur le dos et les nageoires; et la tête
est variée de bleu, de jaune doré, de gris rosé et de verdâtre.
Le Mormyre de Denderah paroft être le poisson indiqué par Sonnini (1) sous
le nom de, hersé : mais c’est par erreur qu’il a été donné comme synonyme du
caschive d Hasselquist ; espèce dont on peut dire qu’il diffère par plusieurs caractères
de premier ordre. On le trouve principalement dans la partie du Nil cui
avoisme le fameux temple de Denderah.
III. MORMYRES A MUSEAU COU R T ET ARRONDI
E T À D O R S A L E C O U R T E .
LE MORMYRE DE SA LEH YEH
( Mormyrus. la b ia tu s, G e o f f r . S J -H i l . , planche 7 , fig. ! ).
C e t t e espèce se distingue au premier coup d’oeil de toutes les autres par la
disproportion qui existe entre la longueur des deux lèvres; l’inférieure dépasse
a supenqure de plusieurs lignes. Ce caractère est sur-tout très-prononcé lorsque
bouche est ouverte, et il donne véritablement alors à l’animal l’apparence d’un
«re devenu monstrueux par l’avortement des pièces de la mâchoire supérieure.
TU reSte’ ,es deux ,èvrcs> malgré leur disproportion de grandeur, sont entre elles
ans une relation parfaite de forme et de fonction, comme on peut s’en convaincre
en examinant la position qu’elles prennent lorsqu’elles se rapprochent l’une de
Èsyp“ ’ planche ?• Ceue fiSure est très-mauvaise; mais la description dont
accompagnée est assez exacte.
A>r. tomèV'L-pSe."' 1 '■ ; H