
P L A N C H E y
SCYTODES, DYSDÈRES, DRASSES, CLUBIONES, THOMISES
Genre S C Y T O D E , S C Y T O D E S .
Fig. i et 2.
C e genre, qui appartient à la famille des Aranéides fileuses, tribu des Inéqui-
tèles ( i ) , a été établi par M. Latreille, qui lui donne pour caractère essentiel six
yeux disposés par paires. M. Walckenaër le caractérise ainsi : six yeux presque égaux
entre eux, occupant le devant du corselet ; lèvre stemale triangulaire, dilatée dans
son milieu; mâchoires inclinées sur la lèvre cylindrique et élargies à leur base; pattes
fines : les quatrième et première paires sont les plus longues; la troisième est la plus
courte. M. Latreille a fondé ce genre sur une espèce des environs de Paris, qu’il a
nommée Scytodes thoracica à cause du renflement considérable de son corselet : elle
vit cachée dans l’intérieur des maisons. Cet auteur en signale une seconde espèce
qui lui a été envoyée d’Espagne par M. Léon Dufour.
V. i. S c y t o d e s thoracica, Stytod e thoracique. L a t r .
Nous rapportons cette espèce à la Scytode thoracique, Scytodes thoracica,
L a t r . Elle a , comme elle, le thorax excessivement bombé, avec des
lignes noires ; l’abdomen est globuleux et ponctue de noir.
i. i. Individu femelle très-grossi, vu de profil et de trois quarts en dessus.
i , grandeur naturelle en dessus.
( i) Règne animal de Cuvier, tom. I I I , pag. 85.
B. Thorax
I C j E X P L I C A T I O N S O M M A I R E D E S P L A N C H E S .
12. 1. Individu mâle grossi. /', grandeur naturelle.
12. C. Le thorax du même vu de profil ; sa partie antérieure est beaucoup
moins bombée que dans l’espèce précédente, et la convexité diminue
insensiblement en arrière : — té, les yeux; — c , les forcipules; —
d, les mâchoires.
1 2. æ. Les yeux du même individu, avec le bord facial du thorax : les intermédiaires
antérieurs égalent presque en volume les intermédiaires postérieurs.
1 2. E. La bouche vue par sa face postérieure; — c, les mandibules; — d, les
mâchoires; — é , la lèvre sternale.
t 2. g-1. Les mesures comparatives des quatre paires de pieds : la première est
la plus longue de toutes.
A R A C H N I D E S . PL. 5. W Ê t
■. B. Thorax du même individu vu de face : on remarque combien il est élevé.
I. C. Thorax du même vu de profil, afin de montrer son élévation plus grande
en arrière et la troncature de la partie postérieure.
.. æ. Les yeux au nombre de six et groupés deux par deux, avec le bord antérieur
du thorax angulairement échancré.
1. E . Bouche vue par sa face postérieure; — c, les forcipules; — d , les mâchoires
étroites, inclinées très-sensiblement l’une vers l’autre et sur la
lèvre ; — é, la lèvre sternale en forme de coeur, et un peu dépassée par
le labre.
t. c. Une des forcipules détachée avec son crochet très-cûurt et caché dans
I excavation qui entoure sa base.
1. d. Une des mâchoires avec son palpe grêle et alongé.
1. é. La lèvre sternale détachée et réunie au labre, qui la dépasse.
1. gf- Lextrémité dun des tarses: les crochets ont une base étendue, tuberculeuse,;
les dents du peigne sont courtes, en scie, au nombre de quatre.
1. g-1. Les mesures comparatives des pieds : la première paire est la plus longue,
la quatrième ensuite, puis la seconde; la troisième est la plus courte.
V. 2. S c y t o d e s rufescens, Scytode blonde. D u r .
Cette espèce, très-distincte de la précédente, ne nous paroît pas différer
de la Scytode blonde de M. Léon Dufour ( t ), que ce naturaliste a trouvée
en Espagne.
2. /. Individu femelle très-grossi. ï , grandeur naturelle.
2. C. Le thorax du même vu de profil ; il est beaucoup moins élevé que dans
l’espèce précédente : — æ, les yeux; _ c , les forcipules très-droites;
— d, les mâchoires également droites.
2. æ. Les yeux, dont les groupes sont moins rapprochés entre eux que dans
l’espèce précédente; la forme et le volume sont aussi différens.
2. E. La bouche du même individu vue en dessous; _ c , les-forcipules trèsdroites,
fort longues et à ongle court et caché; — d , les mâchoires
obliques, très-rapprochées à leur sommet; — é, la lèvre sternale.
2. c. Une forcipule détachée.
2. d. Une mâchoire isolée avec son palpe, qui est très-grêle.
2. e. La lèvre sternale dépassée par le labre, qui est en forme de lance.
(1) Annales générales des sciences physiques de Bruxelles, tome V , p. 203 , pl. l x x v i , fig. s.