
poli ; un roux verdâtre le remplace sur les couvertures des ailes, dont les pennes
sont rousses et terminées de vert luisant : cette dernière couleur domine principalement
sur les trois dernières pennes, et est mêlée avec le roux sur quelques-unes
des précédentes ; le dos, le croupion et les couvertures du dessus de la queue, dont
le fond est brun prennent des nuances d’un vert plus ou moins éclatant, suivant
la position de l’oiseau ; la gorge, le devant du cou , la poitrine, le ventre et les
flancs, dont les plumes ont les côtes brillantes, sont d’un blanc roussâtre, plus
clair sur le ventre que sur les flancs; le bec est noir; l’iris est d’un rouge vif.
La femelle a moins de reflets métalliques que le mâle, et est d’un quart plus petite.
Le nom de houhou est celui que les Arabes donnent à cette espèce.
Les houhous s’approchent de très-près des habitations et ne paroissent point
craindre le voisinage de l’homme. Ils volent mal, et ne peuvent traverser une
certaine étendue de terrain sans se reposer.
Ils placent leur nid dans des arbres creux; la femelle y dépose quatre oeufs d’un
blanc roux : le mâle partage avec la femelle les soins de l’incubation.
Les sauterelles, les grillons, les criquets, sont les insectes dont ils se nourrissent
de préférence.
Le Coucal houhou est commun en Egypte, au Sénégal, et aux environs du Cap
et dans toute l’Afrique; il se trouve aussi dans l’Inde.
O R D R E III.
P A S S E R E A U X , P A S S E R E S .
Caractères principaux.
B e c médiocre, robuste, comprimé, échancré; ou fortement déprimé, très-large à
sa base, échancré; ou légèrement courbé, menu , échancré; ou court, conique,
épais; ou long, arqué, grêle, effilé, arrondi; ou fort, quadrangulaire, droit; ou
enfin à bords crénelés, renflé, surmonté d’énormes proéminences.
P ie d s courts ou moyens.
Quatre doigts, trois devant et un derrière ; très-rarement trois; l’externe quelquefois
versatile; le postérieur articulé au bas du tarse, sur le même plan que les autres.
Ongles grêles,courbés, pointus, rarement obtus.
La plupart des oiseaux qui composent cet ordre se rassemblent après les couvées
en grandes bandes pour les voyages; et, à de foibles exceptions près, tous sont
monogames. Chez le plus grand nombre, le mâle nourrit la femelle pendant
qu’elle couve, et partage avec elle les soins de l’incubation : l’un et l’autre appâtent
leurs petits dans le nid ; ceux-ci ne le quittent qu’en état de voltiger, et sont encore
nourris par le père et la mère quelque temps après en être sortis. C ’est parmi eux
qu’on trouve les espèces qui montrent le plus d’industrie dans la structure de leur
nid, et celles qui ont la voix la plus cadencée et la plus harmonieuse. Leur nourriture
consiste en grains, fruits, insectes, petits oiseaux, poissons, suivant que leur
bec est plus fort ou plus long. Les oiseaux de l’ordre des passereaux placent leur
nid sur les arbres, dans les trous des murailles et des vieilles tours, dans les creux
des arbres, dans des buissons ou au milieu des roseaux.
D après M. Cuvier, 1 estomac des passereaux est en forme de gésier musculeux.
Ils ont généralement deux petits coecum : le sternum n’a d’ordinaire qu’une échancrure
de chaque côté à son bord inférieur; cependant il en a deux dans les rolliers,
les martins - pecheurs , les guêpiers ; on n’en aperçoit plus chez les martinets et
chez les colibris.
Genre H I R O N D E L L E
[Hirundo, C u v . , V i e i l l . , T em m . , B r x s s . , L i n . , L a t h . ).
Caractères principaux.
Bec court, déprimé, large à sa base, triangulaire, étroit à sa pointe ; mandibule
échancrée et courbée à son extrémité ; narines basales, oblongues ou arrondies,
en partie fermées par une membrane.
L a n g u e courte, large et divisée à sa pointe.
B o u c h e très-fendue.
P i e d s tétradactyles.
Tiois doigts devant, un derrière, les extérieurs réunis à leur base.
Caractères accessoires.
A i l e s longues.
La première remige la plus longue de toutes.
Q u e u e le plus souvent fourchue, égale chez quelques espèces, et à rectrices ter-
minées en pointe.
On trouve des hirondelles dans toutes les contrées de l’univers Elles sont
sédentaires dans les climats où la température n’est sujette qu’à de-foibles variations,
en Egypte, en Ethiopie, en Libye, et dans les pays situés entre les tropiques
; elles sont de passage dans les régions froides ou tempérées , qu’elles
quittent en automne, et où elles reparaissent au printemps. Ce sont des oiseaux
insectivores , dont l’air semble être l’élément par excellence, qui mangent et
boivent en volant. Les lieux humides sont ceux que préfèrent les hirondelles,
sans doute a cause de la plus grande abondance de cousins, de mouches et autres
insectes ailés qu elles y trouvent et qu’elles saisissent avec une extrême adresse.
Elles rendent de grands services à l’agriculture en détruisant plusieurs insectes
qui font de grands dégâts dans les campagnes, et dont elles sont très-friandes. Les
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