
gence s’étend sur les espèces elles-mêmes : n’attribue-t-on pas au Botrylle étoip
des tentacules dont le nombre varie depuis trois jusqu’à vingt ! On croiroit qut
les parties rayonnantes des Polypes ne sont pas soumises à des lois constantes
Elles le sont cependant, comme les parties rayonnantes des plantes, comme fa
organes symétriques des autres animaux. Un système des Polypes, fondé sur j¡
esule considération des tentacules, ne seroit ni moins naturel ni moins solide
que les systèmes établis, par exemple, sur la simple inspection des mandibufaj
et des mâchoires dans les insectes. On peut poser en principe qu’à certaines
exceptions près, qu’il seroit facile de déterminer, la disposition, la forme, |e|
nombre des tentacules ne varient point dans les espèces du même genre et I
à plus forte raison, dans les individus de la même espèce.
La bouche de celle que je décris occupe le sommet d’un grand thorax, dont!
la peau délicate et transparente laisse paroître de chaque côté six à sept lignes]
transversales, unies par des lignes longitudinales plus étroites, et décèle ainsi j’or-l
ganisation de son ventricule intérieur Ce thorax offre aussi deux tubercules su-j
périeurs et deux vaisseaux dorsaux. L ’intestin grêle est fort court : il aboutit à uni
ventricule abdominal charnu, très-renflé, presque globuleux , qui s’appuie sur lel
fond un peu prolongé du thorax. Le gros intestin descend obliquement en arrière;!
il éprouve deux étranglemens successifs dans le fond de l’abdomen, se relève!
ensuite toujours en arrière, et, décrivant une anse arrondie, il passe à droite sur la |
base du thorax, pour venir se fixer à son bord antérieur et suivre ce bord jusqu’î«!
sommet. Il est rempli, comme à l’ordinaire, d’une pâte assez fine, jaune ou grise,|
moulée par petites masses ; mais ce qu’il a de particulier, c’est qu’il paroît aboutir!
directement à un pore visible, percé sur un des côtés du mamelon, et qui ne!
peut en effet répondre qu’à l’anus. Cette disposition, suffisamment constatée, et|
les observations de Gærtner sur les Distomes (i), m’ont conduit à penser qu’ilI
existoit à la surface de tous les Alcyons à six tentacules simples deux pores pour!
chaque Polype , un destiné à l’entrée des alimens, et l’autre destiné sans doute!
à leur sortie, après l’entière digestion. Le nom à’anus que j’ai donné jusqu’i l
présent à l’orifice supérieur du gros intestin, lui suppose une issue au dehors. Sil
cette issue existe réellement, je dois convenir que dans la plupart des espèces elle!
est si petite ou si exactement fermée, qu’elle échappe à toutes les tentatives quel
l’on fait pour la découvrir.
Il me reste à parler de l’ovaire. Il est orbiculaire, comme dans l’espèce pré-l
cédente, et appliqué de même contre l’abdomen, non toutefois du côté gauche,!
mais du côté droit; il s’en détache facilement. On y distingue presque toujours!
trois, quatre ou cinq germes disposés en cercle, et attachés à un placenta central.!
Si j’ai réussi à mettre quelque clarté dans les descriptions que l’on vient den!
tendre, on a pu remarquer que les espèces qui en sont le sujet, ont des carac-l
tères communs qui permettent de les réunir en une seule famille, et des ca-|
ractères propres qui autorisent à les distinguer en autant de genres. J ’établis ces!
genres de la manière qui suit :
(i) Voye^ la description du Distomus variolosas ou A leyó ni um ascidioides ci-après, page , noie r.
//' SectionI
O B S E R V A T IO N S SU R LES A S C ID IE S COM PO SÉ E S . i y
¡."Section. Ovaire pendant, inférieur.
Genre. A pu d ium . Polype occupant une seule loge; abdomen et ovaire sessiles.
Je le divise en deux tribus :
i-° Ovaire plus court que le corps;
2 ° Ovaire beaucoup plus long que le corps.
2.‘ Genre. P o l y c l i n u m . Polype occupant trois loges ; abdomen et ovaire pédiculés.
2.‘ Section, Ovaire appliqué, latéral.
3.' Genre. D id e m n u m . Polype occupant deux loges; abdomen pédicule,
f Genre. E u c oe l i u m . Polype occupant une seule loge; abdomen sessite.
Quant aux caractères communs à ces divers genres, il suffira, je crois, de rappeler
ici les principaux. Je les réunirai, sans aucun égard pour leur degré d’importance,
sous le titre de la famille aux espèces de laquelle je conserverai provisoirement
le nom d Alcyons.
Les ALCYONS OU A LC YO N Ê E S . ALCYONEÆ.
Polypes simplement agrégés, renfermés dans les cellules d’une enveloppe
commune, et n’ayant avec la substance gélatineuse ou cartilagineuse de
cette enveloppe que de foibJes adhérences; six tentacules courts et
simples; tronc divisé en thorax et en abdomen, chacune de ces cavités
contenant un ventricule; intestin abdominal unique, replié sur lui-même
terminé par un orifice distinct; ovaire compris dans une poche séparée’
et munie d un oviductus. -
Après avoir rendu la famille des Alcyons à des limites naturelles, je devrois
pour consolider le résultat de mes observations à son sujet, examiner par combien
■ i i M i elJ.e diffère des autres familles de Polypes; mais cet examen
temera d’T M M demens C'Ue >e ne Puis enc" e réunir. Je me contenterai
d observer quelle est très-voisine des Botrylles : ce sont, si l’on veut
B p dr S B B E,le est au COntlaîre Éloignée des Alçyoninm exos’,
M Ê M E i f e » et de tous les autres Alcyons arborescens à huit ten-
cuies pmnés. C enx-ci appartiennent à une famille particulière de Polypes com-
■ B N danS,eS,Mémoires ■ Elle ne peut de même avoir
M M H rapp° ns ave,c ,es PoJyPes nus- A «, comme les Hydres, sont tout
il me m m m i l « Z00'0gistes. ni 0vaire> ni M i distincts. Enfin
par les botanisr ‘ 1 “ j “pp0scr auCUn avec M P ? " » bnrsa, déjà réclamé
a 1 le H P 1 111 aVCC {tlrAlcyomum b ncnrwm et cydonium, dont M. de Lamarck
classe’ des H Ü (2,> ge" re § d° h> à mon avis’ sortir de 'a
olypes. Mais on peut, jusqu’à un certain point, la rapprocher des
* > v l é f c c L ; 1 ? COmprend;a Ies Pcn!,a- P ) C « Tclhies différent beaucoup des T"hya I
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