
S y n o n y m . Alouette-Cochevis. B u f V. Histoire naturelle ; O is e a u x , tom . V, p a g . 66; p lan ch e s enlum
in é e s , 5 0 3 , fig . 1.
Cochevís ou Alouette huppée, Alauda cristata. Cuv. Règne animal, pag. 378.
Crested lark. L a t h . Syn. tom . I I , p a g . 3 8 9 , n .° 2 3 .
Allodola cappellata, Stor. degl. ucc. pl. 3 7 4» tom. IV.
Alouette huppée ou Cochevís, Alauda cristata. B r i s s . Ornith. tom. III, pag. 3 57, n.° 8.
Les plumes qui couvrent ia tête, et toutes celles du dessus du cou et des ailes,
ont le centre d’un gris foncé et la bordure plus claire; la huppe est formée de
neuf à douze plumes alongées, acuminées, et qui s’inclinent en arrière au gré de
l’oiseau ; sur les côtés de la tête et à la hauteur des yeux est une bande d’un
blanc roussâtre; tout le dessous est d’un blanc obscur avec des taches longitudinales
brunes sur la poitrine et les flancs; les rectrices intermédiaires sont rous-
sâtres; les suivantes, d’un brun noirâtre, et terminées par une bordure blanchâtre
très-étroite; le bec est brun en dessus, blanchâtre en dessous et arqué; les pieds
sont d’un gris blanchâtre.
Les alouettes-cochevís se tiennent sur le bord des routes et vont chercher
dans le crottin de cheval des grains qui n’ont pas été digérés; elles fréquentent
les environs des habitations, où on les voit souvent posées sur les murs de clôture
; elles ne volent point en troupe comme les autres éspèces d’alouettes : c’est
au bord des routes, derrière quelque motte, ou au pied des buissons, qu’on rencontre
le plus souvent leur nid; la femelle y dépose quatre ou cinq oeufs d’un
cendré clair tacheté de brun foncé.
Les alouettes-cochevis sont répandues dans tout l’ancien continent.
Genre F R INGI L L E
( FrinaïUa, C u v ., V i e i l l . , T em m . , L i n . , L a t h . ).
Caractères principaux.
B e c court, fort, droit, conique en tout sens ; mandibule supérieure renflée, couvrant
les bords de Kinférieure, rarement inclinée à sa pointe, à palais creux, sans arête,
déprimée en dessus, souvent prolongée en angle entre les plumes du front;
narines basales, rondes, ouvertes, placées près du fron t, derrière l’élévation
cornée de la partie bombée du bec, couvertes plus ou moins par de petites
plumes dirigées en avant.
L a n g u e épaisse, arrondie, à pointe comprimée et bifide.
P i e d s tétradactyles.
Trois doigts devant, un derrière; les extérieurs réunis à leur base.
Caractères accessoires.
A i l e s courtes.
Les troisième et quatrième remiges les plus longues.
Q u e u e de forme variée, à douze rectrices; les intermédiaires quelquefois tres-
longues.
On rencontre des fringilles dans toutes les contrées du globe, mais en plus
grand nombre dans les pays chauds que dans ceux qui sont' tempérés ou froids.
Ils émigrent en troupes nombreuses ; et dans les lieux où ils sont sédentaires, on
les voit le plus ordinairement réunis par bandes. Les graines et les semences dont
ils rejettent l’enveloppe, les baies, et plus rarement les insectes, sont les alimens
dont ils se nourrissent. Ils nichent dans les buissons, sur les arbres'ou dans les
trous des murs. La ponte est de quatre à six oeufs. Les mâles partagent les soins
de l’incubation. Chez plusieurs espèces, la mue est double; et, dans ce cas, le
mâle prend en hiver la livrée de la femelle.
Tous les oiseaux qui présentent, à très-peu de différences près, les mêmes
caractères extérieurs que le Fringilla coelebs et le Fringilla domestica, offrent une
grande conformité de moeurs et d’habitudes avec ces deux espèces ; et ce seroit
à tort que, pour de légères modifications dans la forme du bec, on essaieroit de
vouloir les en séparer pour en former des genres distincts.
E S P È C E .
L E M O IN E A U C I S A L P IN . FRINGILLA CI S ALPI NA
( planche 5 , fig. 7 ).
F. verdee, colli parte superiori, castaneis; dorsi et alarum plumis nigris margine rufo-
lutescentibus; gulâ juguloque atris; lateribus nigro et albo maculatis; superciliis, genis,
alarum fasciâ, ventreque abdomine albis.
S y n o n y m . Gros bec Cisalpin, Fringilla Cisalpina. T em m . Manuel d’ornith. pag. 351; et Fringilla
Hispaniolensis, Ibid. pag. 333.
Le sommet de la tête, la nuque et le dessus du cou sont d’un marron vif; la
gorge, le devant du cou et la poitrine, d’un noir foncé; les flancs sont tachetés
de cette couleur; le milieu du ventre, l’abdomen, les joues, les côtés du cou et
les sourcils sont d’un blanc pur; les plumes du dos et du manteau sont noires
et frangées latéralement de roux jaunâtre ; les rectrices d’un cendré brun et bordées
de blanchâtre.
On rencontre ce moineau dans toute l’étendue de l’Afrique, depuis l’Egypte
jusqu’au Cap de Bonne-Espérance, en A s ie , et dans toutes les contrées méridionales
de l’Europe.
M. Temminck [Manueld‘ornithologie') a établi une nouvelle espèce de moineau
sous le nom de Fringilla Hispaniolensis, dont les seules différences sont d’avoir
quelques taches noires sur les flancs; le dessus de la tête, du cou, le dos, le manteau,
les joues, la poitrine, les côtés et le devant du cou sont absolument les
mêmes que dans le Moineau cisalpin. Une si foible différence peut-elle autoriser
la création d’une nouvelle espèce!
Ici se fait sentir l’inconvénient de donner à une espèce le nom de la localité
où elle a été trouvée.