
segmens portant les six paires d’élytres surnuméraires, le dernier segment
portant les filets. Tête aplatie. Trompe grosse, couronnée de trente tentacules.
Mâchoires simples. Antennes mitoyennes renflées vers le bout, avec une
petite pointe ; l’impaire conformée de même, sensiblement plus grande. I
Antennes extérieures dépassant de peu l’antenne impaire. Elytres très-minces I
sous-orbiculaires, molles, glabres, se croisant imparfaitement, les anté- I
rieures ne se joignant pas et laissant le milieu du dos à découvert. Fais. I
ceaux supérieurs peu garnis, et tellement rapprochés des inférieurs qu’ilI
est difficile à l’oeil de les en distinguer, à soies fines, flexibles et simples, I
sans aspect tomenteux Faisceaux inférieurs à soies moins fines, moins 1
flexibles, un peu dilatées et striées au-dessous de leur pointe, qui est!
légèrement courbée; elles sont d’un blond dore, ainsi que les précédentes.I
Acicules d’un jaune plus foncé. Couleur du corps, gris de nacre, avec trois!
raies violettes et transverses sur les segmens qui portent les branchies. Les!
élytres ont une teinte de violet.
j . P o ly n o ë impatiens. Polynoé vésicnleusc.
P o l y n o Ë impatiens. Annelides gravées, planche III, figure 2 ; individu du golfe del
Suez.
Espèce nouvelle, voisine, par sa conformation, de la précédente, mais moins!
alongée; elle chemine sur le sable en se balançant avec assez de vivacité.!
Les côtes de la mer Rouge ; le cap Leuwin.
C orps long de dix-huit à vingt lignes, formé, comme dans la Polynoé écaillmiM
de vingt-sept segmens, dont le dernier porte de très-courts filets, et recouvert
de même par douze paires d’élytres, sans paires surnuméraires. Tête renflée!
sur les côtés. Mâchoires simples. Antennes petites; les extérieures dépassées!
par les premiers cirres tentaculaires, qui sont portés en avant. Deux petits
itiamelons coniques sur 4a jonction du premier et du second segmens!
Élytres molles, vésiculeuses, arrondies, scabres, du moins le paraissant al
la loupe, se joignant sur le milieu du dos, mais imparfaitement et san!
se croiser : la plupart de ces élytres manquoient à un des trois individus que!
j’ai observés, et cependant celles qui lui restoient ne se détachoient qu'avec!
difficulté. Les pieds diffèrent de ceux de l’espèce précédente par leurs soies!
plus grosses et plus roides, d’un jaune ferrugineux. Les soies des faiscmm
supérieurs sont aussi plus nombreuses et mieux distinguées des autres; du!
reste, elles n’ont de même aucun aspect tomenteux. Couleur blanc bleuâtre!
avec les reflets de la nacre sur le corps et une nuance roussatre sur le»
écailles; sans taches. J’ai compté vingt-huit tentacules à la trompe (i). I
(1) La Polynoé vésiculeuse doit être rapprochée de toutes D ’un côté, l*observation semble prouver que le n°ra 1
cellesqui ont de même douze paires d’élytres non croisées, des élytres est constant dans chaque espèce, e a“ !
VAphrodàa punctata de Mülier est-elle de ce nombre! les descriptions de quelques auteurs estimes, suri
Oui, selon la description ; non, selon la figure qui la les descriptions comparées aux figures, tendent a e a |
représente, Zool. dan. lab.96, avec quinze paires d’élytres. précisément le contraire.
ORDRE I , FAMILLE I , LES A P H R O D I T E S . 2 j
5. P o ly n o ë sc o lo p en d rin a . Polynoé scolopendrine.
Espèce nouvelle des côtes de l’Océan, très-remarquable par sa forme absolument
linéaire et par la nudité de sa partie postérieure, 'qui est naturellement
privée d’écailles, aucun des segmens qui la composent n’étaf.''dépourvu
de cirres supérieurs ni de branchies. Découverte par M. d’Orbigny; communiquée
par M. Cuvier.
Corps long dun pouce huit à neuf lignes^, très-étroit, formé de quatre-vingt-
deux segmens, et muni de quinze paires de petites élytres, les vingt-sixième,
vingt-neuvième et trente-deuxième segmens portant les trois paires delytres
surnuméraires ; le dernier segment portant de courts filets. Trompe rentrée
dans l’individu que j’examine, armée de mâcfoires trè s -d u re s ,'bru n e s ,
sans denticules. Antennes petites y lg! mitoyennes et l'impaire beaucoup plus
courtes que les extérieures, qui sont elles-mêmes moins longues que ¿es
cirres tentaculaires,A Élytres membraneuses, orbiculaires, séparées par un
intervalle égal à leur largeur, les deux rangées laissant ainsi tout le milieu
dû dos à découvert ; mais les élytres de chaque rangée se recouvrent un peu
mutuellement. Pieds fort saillans. Cirres garnis- de petites aspérités ; les
cirres tentaculaires avancés, plus colorés que les suivans. Faisceaux inégaux,
formés chacun de deux rangs de soies peu nombreuses, mais grosses, roides ,
dun jaune ferrugineux : 1 e faisceau supérieur à soies droites, un peu’, renflées
près de leur pointe; inférieur plus épais, formé de dix à douze sofe?, plus
longues, que^dépasse à peine le cirre supérieur, plus grosses, plus "sensiblement
dilatées au-dessous de leur pointe, qui est légèrement cqurbée.
Acicules bruns. Couleur générale grisâtre, avec des reflets sur tout le corps,
deux points bruns sur chaque élytre, et une bande brun violet sur le milieu
du dos.
7. Polynoë setosissima. Polynoé tr'es-soyense.
N. setosissima. Cuv. Collect.
Espèce très - distincte de toutes les précédentes, et dont la patrie ne m’est pas
connue. Individu communiqué par M. Cuvier.
Corps long d’un pouce et demi, oblong, rétréci vers l’anus, déprimé, composé
de quarante segmens.et muni de quinze paires d’élytres; les vingt-sixième,
vingt-neuvième et trente-deuxième segmens portant les trois paires d’élytres
surnuméraires, le dernier portant les filets. Tête renflée des deux côtés.
Yeux écartés, les antérieurs beaucoup plus grands. Trompe de la grosseur
du corps, garnie à son orifice d’un cercle de vingt tentacules. Mâchoires
simples. Antennes mitoyennes très-courtes, coniques; l’impaire plus grosse et
un peu plus longue. Antennes extérieures beaucoup plus grandes que les
trois autres, conformées comme dans les congénères. Soies longues, nombreuses,
dun blond doré : les soies des faisceaux supérieurs plus grosses,
cylindriques, formant un bouquet touffu et ascendant; celles des faisceaux
inférieurs très-fines et assez flexibles, terminées en pointe fort déliée.
H-N. T O -m e 1 » , D