
Sur l’intestin et adhérant au rectum. Ce dernier cas est celui des C. papillata, $¿1
dicans et papa. La C . microcosmus est la seule qui ait deux ovaires du côté gauche,
et la C . papillata, la seule qui ait des deux côtés un ovaire recourbé et terminé
par un oviductus à chaque bout. Je ne tiens pas compte ici de différences pM
minutieuses, qu’on trouvera d’ailleurs énumérées ci-après, dans le Tableau systé-J
matique des espèces (1).
Second Exemple.
C y n t h i a Dione.
Cette espèce a les deux orifices extérieurs découpés en quatre lobes; les fileil
tentaculaires branchus et comme bipinnés ; quatorze plis flottans au sac branchiall
l’estomac enveloppé dans un foie cannelé et verdâtre ; les ovaires au nombre de
deux, un dans l’abdomen et contigu à l’intestin, quoique non compris dans son
anse; l’autre du côté opposé. Elle semble donc partager la conformation de!
précédentes, et devrait, en effet, leur être réunie, si elle ne présentoit deul
caractères par lesquels elle se distingue non-seulement de ses congénères, mail
encore de toutes les Ascidies simples et composées qui me sont connues.
L e premier consiste en de petits fïlamens qui bordent les festons de ses orifices!
et qui la font reconnoître pour l’espèce gravée dans Forskaol, tab. xxvipfy.EI
à laquelle on trouve cette singulière frange de filets.
Le second et le plus important de ces caractères réside dans la disposition dn
tissu branchial, qui n’est pas continu sur les plis, mais interrompu à des distança
égales et de manière à dessiner une suite de festons très-réguliers. Chaque pli eil
a un second à sa base, qui n’est pas libre comme lui, et dont les points d’attachl
correspondent aux intervalles qui séparent les festons. La totalité des plis est ainsi
de vingt-huit, quatorze de chaque côté : ils sont bordés par un égal nombre dl
grands vaisseaux longitudinaux. Les vaisseaux qui composent le tissu sont excessil
vementfins; les transverses cependant, moins déliés que les autres, moins serrés
aussi, et s’accommodant très - bien par leur courbure à la circonscription de!
festons. Ce dernier point est une légère exception à la loi qui veut que, dan!
cette famille, les vaisseaux des branchies s’unissent en formant des angles droit!
entre eux.
Cette espèce est encore remarquable par la disposition des fibres charnues dfl
sa tunique, dont les principaux trousseaux, de chaque côté, descendent des deul
orifices en convergeant, et se terminent brusquement avant de s’atteindre; ils son!
peu nombreux, courts et épaissis par le bout.
La Cynthia Momus présente une organisation musculaire assez analogue : maisj
dans les autres espèces de ce genre, les muscles circulaires des orifices se répétera
concentriquement sur tout le corps, en se croisant; les muscles longitudinaux dl
ces mêmes orifices se prolongent aussi, et vont s’épanouir à la base ; ils s umssenl
( 1 ) Voyei le Système d es ASCIDIES.
avec les autres, et tous se serrent tellement dans les deux tribus suivantes, que la
tunique ne présente plus qu’un tissu continu sans distinction de faisceaux. A la
vérité, les especes d Ascidies dont la tunique intérieure est la plus musculeuse
et la plus propre a lancer de longs filets d’eau, appartiennent à ce genre.
Troisième Exemple.
C y n t h i a Canopus, — polycarpa, — pomaria.
On trouve a ces espèces des orifices à quatre lobes non frangés; des filets tentaculaires
tres-simples ; des plis branchiaux, au nombre de huit seulement, quatre
de chaque coté, a réseau continu ; un estomac feuilleté intérieurement, dépourvu
de foie et de tout autre annexe à l’extérieur; enfin, un ou plusieurs ovaires sur
chacun des côtés du corps.
L organisation viscérale semble simplifiée. La cavité branchiale a moins de
plis, et, en outre, des plis moins saillans; plus de filets tentaculaires divisés;
plus de foie ; les glandes renfermées dans l’épaisseur des parois intestinales peuvent
y suppléer. L intérieur de 1 intestin est pourvu d’une côte cylindrique qui s’étend
du pylore a lanus, et qui se montre ici pour la première fois.
La conformation du tube alimentaire varie. La Cynthia Canopus a l’estomac
tres-grand, cylindrique, et un très-long rectum. Dans les C : polycarpa et pomaria,
lestomac est tres-petit, elliptique, et l’intestin très-court : il y a de plus un petit
coecum en avant du pylore.
Les organes de la génération montrent des différences plus frappantes et plus
difficiles à concevoir. Les ovaires de la C . Canopus sont en nombre limité, deux
ou quatre, au plus ; ceux du côté droit contigus au rectum; tous terminés, comme
a ¡ordinaire, par des oviductus ou des canaux propres à l’émission des oeufs. A en
croire les apparences, les ovaires des C . polycarpa et pomaria seraient en nombre
pour ainsi dire illimité, et naîtraient aucun oviductus. En effet, parmi les organes
que possèdent ces espèces, les seuls qu’on puisse prendre pour des ovaires, sont
des corps hémisphériques ou coniques, adhérens à la tunique, charnue, au nombre
de plus de cinquante, et disposés sur huit rangs qui correspondent à peu près
aux huit plis du sac branchial : ils sont formés d’un amas de grains semblables
aux oeufs de quelques autres espèces, très-serrés, et dont l’ensemble imite exactement
une baie composée, soutenue par un calice à cinq divisions. Ces ovaires,
vrais ou faux, n’ont éntre eux aucune communication visible, et paraissent ne
posséder d’oviductus ni communs ni particuliers ; ils sont accompagnés à leur
base de vésicules gélatineuses, transparentes, subpédiculées : l’état de vacuité leur
donne à eux-mêmes cette apparence vésiculeuse. La C. papillata, qui appartient
a la première tribu, ma offert aussi plusieurs rangées de vésicules gélatineuses,
ridees, demi-transparentes, qui correspondent aux plis des branchies, et sont
attachées à la base de leurs principaux ligamens, sur la tunique charnue. Ces
vesiculès, non moins isolées que les corps précédens, ont quelques vaisseaux sanguins
et paraissent organisées. On ne peut néanmoins les confondre avec les
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