
individus de très-petite taille, comme le montrent les mesures suivantes que
prises sur le plus grand d’entre eux ;
Longueur totale..................................................................... i pied. 6 pouc. n lig.
Distance de l’extrémité d’une aile à celte de l'autre, n 9 ,,
Longueur du bord supérieur d e l’aile ( prise en ligne
i „
------------- du bord inférieur (prise en lign e droite). » 4 6
------------- du bord interne . . . j, , ° ‘4/ 6
Distance du bout du museau à Porigine de la queue . // j 6
Longueur de la queue....................................................... , 5
- . . . — de la nageoire dorsale.................................... « g
Hauteur de fa nageoire dorsale.............................. .. n ' ' ' j
Longueur des ventrales..................................... ?/UVJ ' 1 -
Largeur des ventrales.............................................. ..... „ ^N A ' .
Longueur de l’aiguillon de ia queue...................... .... „ . „ IO
Distance de l’origine de la queue à l’a i g u i ï f o n . r u
Largeur de la tête ( ou distance d’un oeil à l’autre ) . // 1 10
de la bouche et du bord postérieur du repli
en trapèze............................................... ; s // ! ’ ~ i ' 2
du bord antérieur du repli en trapèze.. . . n u jo
de chacun des repiis demi-circulaires.. . . . / / n o
L A M O U R IN E V A C H E T T E
( Myliobatisbovina, G e o f f r . S.t-H i l . , planche 2 6 , fig. i ,) „ ,
C e t t e espèce, très-voisine du nari-nari de Marc Grave ( i ) [Raia nanmri, ï f
et de 1 aigle [ Raia aquila, L. ], est très-facile à distinguer de la précédente para
tete alongée, terminée par un museau triangulaire, et enveloppée seulement par
les ailes dans son tiers postérieur. Par l’effetde l’alongement du museau, la Louche
se trouve proportionnellement beaucoup plus reculée en arrière; et ¡1 en est de
même des narines : du reste, celles-ci sont, comme chez la Mourine à museau
échancré, recouvertes par un large repli membraneux, qui représente assez exactement
un trapèze, mais dont le bord postérieur, au lieu d’être entier et rectiligne,
est echancre et concave. Les analogues des replis demi-circulaires n’existent pas.
Le système dentaire de l’espèce ne m’est pas connu (2).
Les pectorales, moins larges que chez la plupart des raies, sont de même forme
que dans l’espèce précédente; et il en est de même de la petite dorsale, qui paroît
seulement un peu plus reculée que chez celle-ci : mais les ventrales, de forme
oblongue, sont sensiblement plus étendues. La queue, armée d’un aiguillon placé
à sa partie antérieure et supérieure, est très-longue, très-grêle, quadrangulaire et
rugueuse : on remarque aussi des aspérités sur la tête; mais le corps est généralement
lisse et uni. La face supérieure du disque est d’un noir assez foncé, et ¡’inférieure
, d’un blanc mat.
(1) Y°yez■ chap. x iv du livre v . et trés-mal conservé, Je me borne à la déçrire sont le I
(2) La Mourine vachette doit-elle réellement être nom qu’elle' porte' dans l’Atlas, sans chercher à ré
considérée comme une espèce distincte! Ne la con- soudre. cette question.
noissant que par l’examen d’un seul individu desséché
L E S R A I E S . PL. 2 5 - 2 7 . 3 3 7
Cette espèce, qui habite la Méditerranée, et que mon père s’est procurée à
Alexandrie, parvient à des dimensions assez considérables. Les mesures suivantes
ont été prises sur un individu de près de trois pieds et demi de long:
Longueur du corps ( depuis le bout du museau jusqu’à
IL«»«»:..,. 1_________y » » . _ l’origine de la nageoire dorsale )................... , p ied. „ pouc. 6 lig.
-------------de la q v % u eu e ...... ...................... 2, 3 7
Largeur du corps et des ailes........................................ , g ^
Longueur du bord antérieur des pectorales . . // 10 10
^ du bord postérieur (mesurée en ligne droite j. « 9 8
Largeur du tnuseau........................................ . ¿ V . . . u 2
---------- de la tê te , ou distance entre les y eu x .......... u 2 6
Longueur de la nageoire dorsale................................ „ , 5
----- -— - de l’éperon.............................................................. n ~ \ 2
L A R A IE A B A N D E S
( R a ia virgata, G e o f f r . S.t -H i l . , pi. 2 6 , fig. 2 et 3 ).
Cette espèce, qui vit dans la Méditerranée, et qui est connue à Alexandrie
sous le nom de boufe, est remarquable en ce qu’elle n’a que quatre ouvertures
branchiales, et qu’elle manque de nageoire caudale. Ses yeux sont placés très-près
de ses évents, et son museau est terminé par un appendice cartilagineux, soutenant
la peau qui excède le museau et occupe l’espace compris antérieurement entre les
deux nageoires pectorales : cet espace, rempli à l’intérieur par une sorte de mucus
transparent, représente assez exactement un rectangle, en arrière duquel on remarque
deux autres espaces beaucoup plus grands, dont le premier est irrégulièrement
circulaire, et le second à peu près ovale. Ces deux espaces, dont on
aperçoit extérieurement les limites sur les deux faces du disque, comprennent les
organes des sens, la bouche, le coeur, les branchies et les organes abdominaux,
et laissent entre eux, vers le point de leur réunion, un intervalle dans lequel les
plus grands rayons des pectorales prennent insertion sur les côtés du corps.
Les nageoires ventrales sont de forme alongée : les pectorales, de grandeur
moyenne, ont leur angle externe arrondi, et leurs deux bords externes presque
rectilignes; elles sont assez éloignées l’une de l’autre en avant et en arrière, mais
très-rapprochées vers leur région moyenne, dans l’intervalle que la partie circulaire
et la partie oblongue du corps laissent entre elles vers leur réunion. Il y a
deux petites nageoires dorsales vers l’extrémité de la queue : l’antérieure est plus
courte et plus haute, la postérieure plus longue et plus basse; toutes deux sont
e orme triangulaire. Il n y a point de caudale proprement dite, mais seulement
une petite expansion membraneuse qui borde la queue à partir de fa seconde
dorsale (1).
Toute la peau est en dessus très-rugueuse et très-rude, et l’on remarque de
gros tubercules épineux au-devant des yeux, de même que sur le milieu du dos,
ou ils sont placés en ligne. La queue, qui présente aussi sur sa face supérieure
une série de tubercules semblables à ceux du dos, est hérissée en dessus et
(0 Voyti fig. 3.