
corps orbiculahe, déprimé, à dos n u , ayant dans sa circonférence une rangée
de rayons alongés, grêles,‘ cirreux, simples, papilleux ou épineux sur les côtés,
presque pinnés; face inférieure des rayons aplatie et sans gouttière ou canal;
bouche inférieure et centrale ; des trous aux environs de la bouche.
Ces espèces d’étoiles de mer impriment à leurs rayons des mouvemens ondulatoires
, s’accrochent aux corps sous-marins et changent ainsi de place avec assez
d’agilité. Les espèces décrites par M. de Lamarck et quil a pu observer, sont au
nombre de douze. Il cite quelques figures à l’appui des descriptions qu’il en
donne; mais la tentative que nous avons faite pour comparer les figures de
M. Savigny avec celles de tous les auteurs qui l’ont précédé, a été presque toujours
infructueuse ; tant est grande la dissemblance de nos objets gravés avec ceux
qui ont été représentés jusqu’à ce jour. On s’en convaincra en comparant les
planches de l’Encyclopédie avec celles de la Description de l’Egypte. Nous aurions
pu nous aider des descriptions de M. de Lamarck, si nous avions eu sous
les yeux les dessins de nos gravures; mais déjà nous avons dit que cette ressource
nous a manqué.
La figure 3. / est une Ophiure qu’on devra rapprocher de l’Ophium echinata,
Ophiure hérissée de M. de Lamarck. Nous basons cette analogie sur les détails
représentés par Müller (1) : 3./, cette Ophiure représentée ici au trait, et de grandeur
naturelle; 3. .2, le même individu grossi; 3.^, le disque de l’Ophiure vu en
dessous et grossi ; quatre des rayons sont coupés près du disque, le cinquième est
conservé dans son entier. 3. 4 , partie centrale du disque très-grossie : — E , ouverture
buccale. 3. / , portion d’un des rayons considérablement grossie et vue en
dessus; 3. la même en dessous ; les lettres g, g, d, indiquent les mêmes parties
que dans la figure suivante. 3. 7 , coupe transversale et verticale d’un rayon de cette
espèce ; — d , d, d, épines mobiles; — g, petit pied charnu inférieur ; il en existe
une paire à chaque segment ou articulation du rayon. 3. 8, autre individu de grandeur
moindre, figuré simplement au trait, et indiquant sans doute une variété de
la même espèce. 3.37, cette variété grossie, vue en dessus, et dont on n’a représenté
qu’un rayon; 3. 10, portion du disque excessivement grossie, vue en dessous,
et de trois quarts : — g, g, i, i, montrent quelques-unes des parties dures qui existent
inférieurement.
P L A N C H E 2 .
O PHIU R E S .
En comparant les figures 1, 2 et 3 aux espèces représentées par Müller, on leur
trouve plusieurs points de ressemblance avec l’Ophium fragilis (2) et Wphura tricolor(
3) de M. de Lamarck; mais il seroit difficile de donner une détermination
précise.
(.) Zool. Dan. tab. 93. (2) Müller, loco citato, tab. 98. (3) Müller, loco citato, tab. 97.
La figure i est assez petite : i. / donne sa grandeur naturelle ; i . * la représente
grossie et en dessus. On ne voit aucun détail de ses parties.
L ’espèce figurée sous le n.° 2 est de plus grande taille : 2. 2, la même grossie et
vue en dessus : les numéros qui suivent montrent les détails de cette espèce. 2. 2 individu
dont un des rayons est figuré en entier : les autres sont tronqués à leur base,
2. 4 , portion d un rayon très-grossie et vue en dessus; 2 ./ , la même partie représentée
en dessous; 2. coupe transversale et verticale d’un segment de rayon ;
2.7, une des epmes grossie; 2. 8, épine la plus inférieure grossie : elle est convertie’
en un crochet tridenté.
La figure 3 offre une espèce plus petite: que la précédente : 3. / indique la grandeur
naturelle; 3. 2, la même grossie et vue en dessus; 3.^, le même individu vu
en dessous et grossi ; 3. 4 , disque représenté en dessous et très-grossi ; 3 .e , portion
dun rayon excessivement grossie et vue en dessus; 3. g la même portion vue en
dessous : — d, les épines qui la garnissent; - g , les appendices charnus. 3 - coupe
verticale dun rayon : — d, d, d, d, d, les épines; — g, l’appendice charnu, ayànt
a sa base une epme conformée en crochet ; 3. et 10, épines supérieures, épine
moyenne et inférieure, très-grossies : cette dernière est très-courte et a la forme d’un
crochet.
-^La figure 4 ressemble, sous plusieurs rapports, à une espèce de Müller (1), que
M. de Lamarck rapporte avec doute à son Ophiura squamata; elle est cependant
beaucoup plus petite, et le nombre des rayons est de six. 4. / montre la taille naturelle
d un individu très-grêle dans toutes ses parties¡ 4, le même grossi et vu en
dessus.
^ La figure y, fj représente un individu très-voisin de l’espèce précédente, mais
dont le disque et les rayons sont plus larges; y. 2, cet individu grossi et vu en dessus;
y.^, le meme vu en dessous ; cinq des rayons sont tronqués à leur base. y. 4 , portion
centrale et inférieure du disque excessivement grossie; y ./ , portion de rayon
vue en dessus; y. tf, la même partie représentée en dessous; y .7 , coupe verticale
dun rayon.
P L A N C H E 2.
a s t é r i e s .
Le genre Astérie de M. de Lamarck est un démembrement de celui de Linné,
et se compose d espèces ayant pour caractères : corps suborbiculaire, déprimé '
divise dans la circonférence en angles, lobes ou rayons disposés en étoiles; face
intérieure des lobes ou des rayons munie d’une gouttière longitudinale, bordée de
chaque coté d épines mobiles, et de nous pour le passage de pieds tubuleux et
retráctiles; bouche inférieure et centrale dans le point de réunion des sillons inférieurs.
Les espèces de ce genre sont très-nombreuses, et les figures qu’en ont
onnees les auteurs sont assez médiocrement exécutées.
Nous n’avons trouvé aucune espèce connue parfaitement identique à celle qu’on
(1) Zool. Dan. taja. 99. * . . .. . . . . j