
ACTION
MECANIQUE.
Eaux
courantes.
nom de depotou. de sédiment : telles sont les couches
d’argile , de marne , etc.
Une substance est chimiquement tenue dans un
fluide , lorsqu’elle ne peut en etre séparée que
par la soustraction du dissolvant, ou par 1 action
chimique de quelque nouvelle substance qui intervient
dans le fluide. En se séparant, elle donne
oix précipité chimicfue, soitqu il paraisse cristallin,
comme dans les granités et les marbres salins ;
soit qu’il présente une masse compacte, comme
dans l ’eurite ; soit même que ses parties n’aient
aucune adhérence entre elles, tel est peut-etre le
cas de quelques kaolins et autres minéraux.
Au reste, la ligne de démarcation entre les deux
sortes de précipités , et par suite entre les deux
sortes de formations qui en sont composées , ne
saurait être tracée avec une précision rigoureuse :
les chimistes eux-mêmes sont embarrasses lorsqu’il
s’agit d’indiquer, même en théorie , une
vraie limite entre la suspension, la solution et la
dissolution.
Nous considérons ici l’eau à l’état d’eau courante
et à celui d’eau stagnante.
§ 5 o. Les eaux sauvages, qui courent sur la surface
de la terre , ont en général peu de force ;
leur effet se borne à entraîner les parties terreuses
les plus ténues des pentes sur lesquelles elles coulent
, et à les déposer à leur pied. Dans les grandes
pluies , elles y portent encore et y entassent des
graviers, des galets et même de grosses pierres.
Les ruisseaux , rivières et fleuves , tant qu’ils
sont contenus dans leur lit, et entems ordinaire,
ne sauraient produire aucune nouvelle formation
; on a seulement remarqué qu’ils avaient en
général, vers leur embouchure, une tendance à exhausser
leur lit. Maisil n’en est plus de même dans
les tems de crue, lorsqu’ils débordent et couvrent
de leurs eaux les terres voisines. A cette époque ,
ils roulent une quantité souvent considérable de
galets , de gravier , de sable et de limon, qu’ils
ont enlevés au sol sur lequel ils sont passés, ou qui
leur ont été apportés par les eaux sauvages, cause
de leur crue ; ils les déposent sur le terrain qu’ils
inondent, abandonnant d’abord les pierres les
plus grosses, puis les graviers, puis les sables , et
enfin les terres et vases. Ces sédiments, accumulés
pendant une multitude de siècles, peuvent former
des masses de terrains assez considérables ; tous
les cent ans, le Nil dépose sur le sol de la Basse-
Egypte un sédiment de près de cinq pouces
d’épaisseur, d’après la supputation de M. Girard
(i) ; et le terrain y est composé de pareilles
alluvions jusqu’à une profondeur qui nous est inconnue
dans le milieu de la vallee.
La nature des atterrissements dépend de celle des substances
qui constituent le sol des contrées traversées par les eaux qui les * IO.
(1)0,126 mètre, Description de V Egypte par une commission
de savants français. Sehaw comptait un pied par siècle ,• et vingt
pieds depuis Hérodote.
IO.