
3 5 2 CHAPITRE Y. POSITION DES COUCHES,
cette cause et la manière dont elle a agi sont
tres-vraisemblablement dérobées pour toujours
à notre connaissance : il ne.se produit plus aujourd’hui
aucun effet de même espèce, c’est-à-
dire aucun changement dans la position des
couches ; et nous ne pouvons juger de rien que
par comparaison. Nous nous bornerons à remarquer
que le redressement, quelles qu’en soient
les causes, est presque contemporain de la formation
des couches , et qu’il est antérieur au dépôt
des masses qu’on voit si souvent sur leur tranche.
Avant de nous occuper à déterminer ces causes,
tachons de bien connaître leurs effets : toutes les
circonstances de la division des masses minérales
en couches et en strates , ainsi que celles de la
position de ces couches et strates, tant dans leur
état primitif que dans leur état actuel, sont encore
loin de nous être connues : et nous sommes
contraints de dire , en terminant cette matière ,
que la détermination de la stratification, de ses
circonstances et de ses lois, est encore un problème
a résoudre ; et c’est peut-être le plus important
de la géognosie.
KM<V*A/VVVVV\(W\toV\-W\fW\'VV\ VWW\ W\ WWWWWWVWW\fWWV\iWWWWWWWWWWWWWt
CHAPITRE VI.
DES CHANGEMENTS SURVENUS PROGRESSIVEMENT
DANS LA FORMATION DES MASSES MINERALES.
§ i 36. I l ne nous resterait plus maintenant qu’à objet de
traiter du mode de formation des masses et cou- cliaPltre
ches minérales, des circonstances qui l’ont accompagné,
et des modifications qu’il a subies
é’âge en âge ; en un m o t , il ne nous resterait
plus qu’à faire l ’histoire des révolutions qui ont
Mi lieu sur le globe terrestre , durant la formation
ée sa croûte minérale.
Mais ces révolutions sont d’un ordre qui n’a
plus rien d’analogue dans les effets que nous
voyons produire à la nature. Le fil de l’induction
est coupé, il ne saurait plus nous conduire : essayer
d’aller en avant, sans ce secours , ce serait
vouloir se perdre dans de pures hypothèses , et
te traité ne doit contenir qu’une exposition méthodique
et raisonnée des faits (i).
(ï) Les trois ou quatre paragraphes suivants, ainsi que les §§ 84,
et i 3 i , sont à-peu-près les seuls, dans cet ouvrage , qui portent
nie teinte de système géogénique; c’est Werner qui y parie : et
eicore les conclusions de ces paragraphes portent-elles sur des
ftits positifs, à-peu-près indépendants de la cause alléguée. C’est
le désir de n’insérer, dans le corps de ce traité, que ce qui était
absolument nécessaire à l’intelligence des faits, qui m’a porté à I. 23