
Idée générale
d’une
chaîne. Sa
structure et
ses parties.
rieures. L’inclinaison des flancs est déjà tres-considérable
lorsqu’elle excède trente degrés.
11 est rare de trouver des montagnes isolées sur
un terrain plat, de manière à présenter, dans leur
entier, les diverses parties dont nous venons de
parler, en exceptant toutefois les volcans, lesquels
sont habituellement dans ce cas ; l’Etna , le
Yésuve et le pic deTénériffe nous en fournissent
des exemples. L’Auvergne , outre ses anciennes
bouches volcaniques en forme de cône , présente
quelques montagnes isolées: tel est entre autres le
fameux Puy-de-Dôme, élevé d’environ 600mètres
au-dessus de sa base. J’ai vu, dans le Landscrone,
enLusace, un exemple d’une montagne de plus de
3oo mètres de hauteur, presque entièrement granitique,
isolée au milieu d’une grande plaine. En
Irlande , où elles abondent, on les nomme De-:
çilstone ( pierres du diable ).
S 2 r. Le plus souvent les montagnes se présentent
en formant un grand massif de terrain
élevé au-dessus du sol environnant, diversement
découpé par des vallées, et des divers
points duquel s’élèvent encore des cimes ou des
montagnes particulières : ce sont des masses de
montagnes, que l ’on désigne habituellement, dans
notre langue , sous le nom de chaînes de montagnes,
quoique, strictement parlant, cette dénomination
ne convienne qu’à quelques-unes des
masses étendues en longueur. Au reste, les masses
peuvent toujours être considérées comme un assemblage
de pareilles chaînes ou de chaînons d’un
ordre inférieur, mais de structure semblable.
Donnons d’abord une idée aussi exacte que possible
d’une chaîne et de sa structure.
Pour en montrer et nommer convenablement
les parties , ainsi que pour faire voir leur disposition
respective, nous supposerons que l’on a i t ,
au milieu d’une contrée plane, une grande masse
semblable aune digue dont la coupe transversale,
pareille à celle d’un toit surbaissé , présenterait
un triangle d’une petite hauteur par rapport à la
hase. Ce solide représentera le massif de notre
chaîne : les deux grandes faces en seront les
deux versants; leur intersection , ou l’arête supérieure
, en sera le faîte ; la partie inférieure de
chacun d’eux sera un des deux pieds; les deux
petites faces (lesbases du prisme) seront les deux
extrémités ; sa longueur sera la distance d’une extrémité
à l ’autre ; sa largeur se prendra transversalement
d’un pied à l’autre ; et la hauteur sera
l’élévation verticale du faîte au-dessus du pied, ou
au-dessus de la mer ; enfin le point de l ’horizon
vers lequel le faîte se dirigera indiquera sa direction.
Imaginons maintenant, sur chacun des deux
versants, depart et d’autre du faîte, et à-peu-près
perpendiculairement à sa direction , de grands
sillons qui descendent jusqu’au pied. Ils forme