
34 CHAPITRE Iî.
la vallée et qui dure jusque vers le soir. J’ai fait
connaître ce fait dans ma description de cette
vallée (i).
§ io. L’atmosphère présente un phénomène
bien remarquable et que nous ne devons point
passer ici sous silence : il vient, dans ces derniers
lems, de fixer d’une manière particulière l ’attention
des physiciens , et il est bien fait pour captiver
celle des géologisles ; je parle de 1 apparition
des pierres connues sous le nom de météorites,
qu’on voit quelquefois paraître dans les airs
et tomber sur la terre. Je me borne ici a mentionner
le fa it , et je renvoie à la note V les détails
des circonstances qui le Concernent.
Nous parlerons des phénomènes dépendants de la température
de l’air , tel est celui de la limite inférieure des neiges permanentes
, dans la Notice sur la température de la terre, à la
fin de cet ouvrage.
Ar t , II. De Veau sur le globe:
De tous les fluides qui entourent notre planète,
il n’y en a point qui exerce une action plus sensible
sur sa superficie que l ’eau. Examinons les
divers états dans lesquels elle s’y trouve, et les différentes
circonstances de sa circulation : nous la
considérerons à cet effet, i° dans la mer, 2° dans
l ’atmosphère , 3° coulant sur la terre ferme.
(t) Journal des mines , tom. 29.
d e l ’a t m o s p h è r e ; 35
a ) De Veau dans la mer.
§1 1 . La mer présente une surface qui est
presque les trois quarts de celle du globe. Sa profondeur
varie considérablement d’un lieu à un
autre ; dans quelques endroits, des sondes de
i 5oo mètres n’ont pu en atteindre le fond ; mais
de pareils exemples sont rares ; et en comparant
la partie de la terre qui s’élève au-dessus du niveau
de l ’Océan avec celle qui en fait le fond ,
l ’analogie ne permet guère de croire qu’il y ait
des profondeurs de plus de quatre à cinq mille
métrés. M. Laplace a d’ailleurs démontré que la
profondeur moyenne de la mer n’était qu’une
petite fraction de la différence des deux axes de
la terre , et cette différence n’est pas de vingt-un
mille mètres (i).
Son niveau se maintient à la même hauteur
depuis des siècles, ou du moins il n’a pas varié
d une maniéré sensible. Cependant l’évaporation
lui enlève annuellement une couche d’eau d’environ
un mètre d’épaisseur, ainsi que nous le
verrons bientôt : il faut donc qu’elle reçoive
des pluies et des fleuves* une quantité d’eau égale,
et qu’en dernier résultat, il rentre dans son sein
a-peu-près tout ce qui en était sorti,
§ 12. Les eaux de la mer présentent divers
mouvements dont les uns sont généraux et les
Etendue et
permanence
la mer.
Mouvements
de la mer.
(1) Mémoires de l'Institut, 1818.
3.