
sant quelquefois dans deux sens différents , peu-
vent jeter dans l’embarras , lorsqu’il s’agil d’en
conclure le sens de la stratification. Le phyllade
( Thonschiefer ) présente quelquefois ce double
feuilletage , principalement dans les variétés qui
se divisent et soudivisent plutôt en longues esquilles
qu’en feuillets : j’en ai vu un exemple dans
les phyllades de la Saxe ; M. Hausmann en a observé
dans ceux de la Norwége. Ce savant a encore
remarqué une triple division dans un schiste am-
phibolique , près de Kongsberg ; et il est porté à
croire qu elle est une suite de la tendance qu’a
l ’amphibole à se former en prismes.
Dans les gneiss et les schistes micacés, la seule
position des paillettes de mica suffit souvent pour
faire connaître celle de la stratification ; car ces
paillettes sont posées sur leur plat parallèlement
aux feuillets, et par conséquent à la stratification. 4° Dans quelques roches à structure porphyri-
que , on a cru remarquer que les cristaux prismatiques
y étaient aussi couchés parallèlement à
la stratification : cela a , en général, lieu pour
les prismes d’amphibole, de tourmaline, de raa-
cle, etc. , que l’on trouve dans les roches schisteuses
; mais dans une très-grande quantité de
blocs de granité porphyrique, que j’ai observés
avec soin, dans 1 inLention de vérifier ce fa it , j’ai
vu les cristaux de feldspath affecter indistincte-
ment toutes sortes de directions.
§ 113. Il est remarquable de voir certaines espèces
de roches se présenter à nous continuellement
stratifiées, tandis que d’autres ne le sont jamais
ou presque jamais. Jetons un coup d oeil sur
les diverses roches considérées sous ce rapport.
Toutes celles qui composent les terrains secondaires
, les calcaires , les grès, les houilles , etc.,
sont très-distinctement stratifiées. Dans les plus
modernes, lescouches ctleurs strates sont horizontales,
minces, et s’étendent aune grande distance,
en conservant à-peu-près la même épaisseur. Dans
les terrains de cette même classe , mais plus anciens
, par exemple dans certaines formations calcaires,
les couches sont plus épaisses et ne présentent
pas des signes aussi dislîncLs de stratification;
quelques masses gypseuses n’en présentent même
point : la position des couches n’est plus aussi
plane etaussi horizontale. Ensuite, dans le terrain
houiller , on trouve une stratification très-distincte,
Des ro
stratiii
il est vrai, mais les couches y sont souvent
plissées et contournées; fréquemment encore elles
prennent une position Lrès-inclinee; cependant,
encore ici, on remarque quelques rapports entre
la forme des couches et la superficie du sol, ou au
moins entre cette forme et la surface des couches
plus anciennes sur lesquelles elles reposent.
Si nous passons dans les terrains intermédiaires
et primitifs , nous trouverons un ordre de choses
entièrement différent de ce que nous ont présenté