
Division
des terrains
en classes.
3 6 4 CHAPITRE VT.
que dans une seule partie du globe , la zone torride.
Ce n’est que dans les couches absolument
superficielles, dans les dernières de celles que la
nature a déposées sur les continents, que I on
trouve des débris de chevaux, de boeufs, elc., et
autres animaux d’espèce décidément pareille aux
chevaux, aux boeufs, etc., actuels. L’homme n’a
pas encore laissé ses dépouilles dans ces couches;
il n’existait donc pas lors de leur formation : il
est le dernier produit, comme il est le chef-
d’oeuvre de la création.
Cette esquisse de la succession des vestiges des êtres organisés,
que recèle le règne minéral, est principalement laite d’après
les travaux de M. Cuvier : nous donnerons, dans la seconde
partie, tous les résultats auxquels ce savant illustre est parvenu ,
et nous exposerons les détails relatifs à ces divers fossiles.
§ 142. Les faits que nous venons de rapporter
nous conduisent à distinguer deux grandes
époques dans la formation de ces terrains : la
première antérieure, et la seconde postérieure à
l ’existence des êtres organisés.
Les terrains de la première seront les primitifs
; ils ne contiennent aucuns débris ou vestiges
de ces êtres ; ils sont placés au dessous des autres;
ils sont formés de précipités le plus souvent cristallins
et toujours chimiques. Les terrains postérieurs
à l’existence des êtres organisés sont les
secondaires. Plusieurs d’entre eux ressemblent
aux terrains primitifs, tant par la nature que pas:
la structure des roches qui les composent ; on les
avait, en conséquence, placés parmi ces derniers ;
mais ensuite on y a trouvé quelques débris et
empreintes d’êtres organiques, et Werner en a
fait alors une classe intermédiaire: s’ils tiennent
aux terrains primitifs par la constitution minéralogique
de quelques-uns d’eux , ils n’en sont
pas moins secondaires , strictement parlant,
puisqu’ils portent des indices d’une formation
postérieure à l ’apparition des êtres organisés.
Les grès et autres roches fragmentaires commencent
à s’y mêler , et lorsqu’elles dominent et
que les couches premières, avec lesquelles elles
semblaient liées, ont disparu, on passe aux terrains
secondaires proprement dits, à ceux qui sont
comme le grand dépôt des végétaux et animaux
fossiles , et qui sont composés d’une alternative
de précipités chimiques et de précipités mécaniques.
Enfin, nous arrivons aux terrains de transport,
qui ne consistent plus qu’en bancs de matières
incohérentes, de galets, de sables ou terres,
produits mécaniques qui ne sont pas recouverts
par des couches pierreuses, et qui n’ont pu l’être.
Encore, i c i , entre cette classe et la précédente,
l’on en établira très-eonvenablement une intermédiaire
, formée par un mélange de toutes les
deux, c’est-à-dire, composée de couches pierreuses
horizontales alternant avec des bancs de
galets , avec des sables et des argiles : ce seront