
La note I V , en donnant un aperçu des mouvements delà
terre et de ses rapports avec les autres corps du système planétaire
, complétera les notions de cosmologie qui peuvent être
de quelque intérêt, directement ou indirectement, pour le
géologiste.
CHAPITRE II.
DES FLUIDES QUI ENTOURENT LA MASSE SOLIDE
DU GLOBE.
A vant de passer aux considérations sur la masse
solide du globe , objet spécial de cet ouvrage |
jetons un coup - d’oeil sur l’enveloppe des substances
aériformes et aqueuses qui entoure cette
masse. Ces substances intéressent particulièrement
le géognoste, par le rôle qu’elles jouent
dans l’histoire des dégradations que les couches
minérales éprouvent journellement et qu’elles
ont déjà éprouvées.
Art. t. De Vatmosphère.
§ 7. L’enveloppe aériforme du globe , ou l ’atmosphère
, est principalement composée d’air
atmosphérique ; elle contient encore , mais en
très-petite quantité , quelques autres matières
gazeuses , et elle sert de réceptacle aux vapeurs
qui s’élèvent de la terre.
L’air atmosphérique lui-même est un composé
de gaz oxigène et de gaz azote , à-peu-près
dans le rapport d’un à quatre (21 à 79) en volume
, auxquels se joignent trois millièmes environ
de gaz acide carbonique. Celte proportion
a été trouvée constamment la même , dans toutes
les saisons , à toutes les latitudes et à toutes les
hauteurs que l ’on a atteint; M. Gav-Lussac s’étant
élevé à sept mille mètres , y a pris de l ’air ,
qui lui a donné, par une analyse très-exacte ,
les mêmes résultats que celui recueilli au milieu
de Paris.
Quant à la vapeur aqueuse, elle est dans
l’atmosphère en quantité très-variable ; elle va
quelquefois jusqu’à vingt et quelques grammes
par mètre cube ; et elle y est, en général, en
quantité d’autant plus considérable que la chaleur
est plus forte. Dans nos climats, elle n’est guère,
près de la surface du globe, que de G à 12
grammes , et cette dernière quantité est environ
la centième partie, en poids , de pareil volume
d’air atmosphérique. A mesure qu’on s’élève la
vapeur diminue, et MM. de Humbolt et Gay-
Lussac en ont trouvé à peine un gramme aux
hauteurs de six mille mètres.
Nous renvoyons entièrement aux traités de
physique et de chimie pour ce qui concerne les
diverses propriétés des vapeurs et de gaz, et
nous nous bornerons à rappeler , i° qu’à zéro du
thermomètre, et sous une pression barométrique
de 76 centimètres, l’air sec pèse i 3oo grammes