
CHAPITRE Y.
Détermina -
tion du parallélisme.
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sente la nature. J ’observerai ici que, n’ayant plus aujourd’hui
aucun moyen de nous assurer que la tranche actuelle des couches
que nous voyons est la tranche originaire, toute recherche
sur le niveau respectif des trenches serait à peu-près sans objet.
La détermination des rapports de position d’une formation , à
l’égard de la formation qui est au-dessous, se bornera donc à
1 examen comparatif du parallélisme de leur stratification respective,
et à l’examen de la forme et de la position des couches
de celle qui est au-dessus, par rapport à la forme et à la position
de la surface sur laquelle elle repose. Nous allons traiter de
ces deux objets et des conséquences qu’on en peut déduire.
a) Du parallélisme entre la stratification de deux
formations consécutives.
§ 127. Nous venons de voir que, dans une même
formation, les joints entre ses différentes couches,
ainsi que les fissures de la stratification de chacune
d’elles , étaient parallèles , e t , par suite , qu’ils
l ’étaient à la surface de superposition de la formation.
J’ai vu de nombreux exemples de ce parallélisme
, et je n’ai remarqué aucun fait qui fut
contraire : ce serait le cas , si une masse minérale
avait une stratification perpendiculaire ou
oblique a la surface sur laquelle elle repose, étant
toutefois encore dans sa position originaire. Si de
pareils faits existent, ils ne sont pas encore venus
a ma connaissance, avec des détails propres à les
mettre hors de doute. En conséquence , lorsqu’on
voudra déterminer si la stratification d’une
formation est parallèle à celle de la formation
SUPERPOSITION DES COUCHES. 3 3 3
placée au-dessous, il suffira de constater si cette
dernière est parallèle, ou non, à la surface qui sépare
les deux formations.
Une pareille détermination , qui est en général
assez difficile , doit être faite avec beaucoup de
soin et de discernement. 11 ne suffit pas de voir
en face un joint ou une fissure , il faut encore
l’observer en profil : ce n’est que par l’observation
de deux lignes qui se croisent sur un plan que l'on
peut en déterminer la position. De plus , à cause
des renflements et des étranglements que présentent
très-souvenLles couches,le parallélisme,entre
des fissures de stratification et de superposition ,
ne peut être jugé que dans son ensemble et non
dans ses détails. Il faut donc un grand nombre
d’observations, et sur des points notablement -
éloignés les uns des autres, pour parvenir à une
conclusion positive.
§ 128. Lorsque la stratification des deux formations
n’est pas parallèle , c’est une preuve (§ 126)
que la formation inférieure avait déjà éprouvé des
dégradations ou des bouleversements, lorsque
celle de dessus s’est déposée ; par suite, qu’il s’est
écoulé un laps de tems notable entre les deux dépôts
, et qu’ainsi les deux formations sont bien
distinctes. Par exemple, lorsqu’on Flandre, entre
Mons et Valenciennes , on voit lestcouches de la
grande formation houillère, pliées et repliées sous
forme d’un immenses, et que par-dessus on
eO S S # Q V E N C E S
relativement
à ta différence
ou à
l’identité
des formations.