
Des cimes.
est à sa fin. « Dans le cours de sa direction , une
» chaîne ne peut laisser écouler ses eaux que par
,n ses pentes latérales ; lorsqu’elle en verse dans
» le sens de sa longueur, c’est une preuve qu’elle
» se termine en cet endroit, » dit-il, dans le 35e
des aphorismes sur la géographie physique , placés
en tête de son oyage à la mer Noire.
Les vallées servent d’égout aux eaux qui coulent
dans les montagnes. Le fond des principales est
occupé par de forts ruisseaux, par des torrents et
quelquefois par des rivières ; parla Garonne dans
la vallee de Saint-Beat. Les vallées secondaires ,
affluents des principales, conduisent des ruisseaux
ou de simples filets d’eau, selon leur plus ou moins
d’étendue. Celles d’un ordre inférieur , ainsi que
presque toutes les gorges , n’en conduisent point
habituellement, sauf les produits de quelques
sources. Au reste , on sent qu’on ne peut rien
dire de général à ce sujet : tout dépend ici des localités.
§ a5. Les cimes, dans les chaînes ou masses de
montagnes, sont des protubérances qui s’élèvent
brusquement sur un faîte ou une crête , au-dessus
des parties adjacentes : elles peuvent ainsi être
regardées comme produites par tout brusque relèvement
du faîte et de la crête.
D'après cela , il semble que c’est sur le faîte
principal que doivent se trouver les plus hautes ;
cela est effectivement vrai en général, ainsi qu’on
le voit dans les Yosges, dans les Alpes Pennines, etc. ;
c’est exactement sur le faîte de ces dernières que
sont les cimes formant le Mont-Blanc , le Mont-
Cervin et le Mont-Piose mais souvent aussi les
sommités les plus élevées , telles que le Mont-
Perdu et la Maladetta, dans les Pyrénées, ne sont
plus exactement sur le grand faite ou ligne de
partage des eaux ; elles en sont à une certaine distance
, fort petite à la vérité : elles sont dues
aux relèvements dont nous avons déjà parlé ,
page 8o , et qui portent quelquefois la crête des
rameaux à une plus grande hauteur que le point
de leur rattachement au faîte.
Les cimes forment en général, sur le faite , de
pareils points ou noeuds de rattachement : à chacune
d elles se joignent deux rameaux opposés ,
un sur chaque versant. En poursuivant la comparaison
par laquelle nous avons déjà représenté
les rameaux disposés à l ’égard du faîte comme
les côtes le sont par rapport à l ’épine du dos, les
cimes , parties saillantes de ce faite, représenteront
les vertèbres , parties saillantes de l ’épine ,
et auxquelles se rattachent les côtes opposées.
Les sommités sur la crête des rameaux sont dans
le même cas : de chacune d’elles on voit partir
deux contre-forts , un sur chaque pente opposée.
Quelquefois même, sur-tout lorsqu’elles sont très-
considérables, que la chaîne est grande, et que les
vallées principales sont fort espacées, il s’en dé