
tenait à 22 ,5. Hamilton a fait, en 1788, «ne suite d’observations
sur la température de la terre, en Irlande , dans des puits
couverts et profonds , ainsi que dans de fortes sources ; nous
donnons, dans le tableau suivant, celles qu’il a faites à Dublin ,
Cork, Eniscoo et Bellycastle, c’est-à-dire toutes celles qu’il
a faites à peu de distance de la mer, et à une petite élévation
(1). Hellant, académicien suédois, a fait , dans le nord de
1 Europe, des observations de même naturè : après s’être as—>
suré , par 1 expérience , que la chaleur des puits bien fermés
donnait la chaleur du terrain adjacent, il a trouvé 70 j pour
la température de Stockholm, de 2 à 4° pour celle de Torneo,
et de 2 à 2,S pour celle de Wadsoë , près Wardhus , en La-^
ponie : la première de ces deux dernières quantités a été trouvée
en juillet 1748, et la seconde au mois de décembre , dans un
puits de 6 mètres de profondeur (2).
Ces faits les plus positifs , je dirai même les seuls parvenus
a ma connaissance, indiquent un accroissement de températu
re, en allant vers l’équateur, proportionnel au cosinus de
la latitude élevé à la puissance 2 j d’après cela, et en partant
de 1 observation faite à Paris , les températures observées
seraient à très-peu près représentées par 3o° coss. 2 T
latitude, ainsi que le montre le' tableau suivant , dans la colonne
A (3).
(1) Bibliothèque britannique , tom. 8.
(2) Mémoires de Vacadémie de Stockholm, i^53.
(3) Dans le Mémoire imprimé en 1806, l’accord entre les
résultats du calcul et de l’observation était plus parfait. Je basais
mes formules sur le fait généralement admis, que la température
des caves de l’observatoire de Paris était de 120 (9,6 Réaumur) :
j avais alors coss. 2 t lat. et 28» coss. 2 lat. : encore aujourd’hui
je penche pour cette dernière formule.
LIEU
DE L’OBSERVATION.
TEMPÉRATURE
LATITUDE. CALCULÉE.
OBSERVÉE.
A. B.
Le Caire. . . . . . 3o° 2 22°5 21,7 20,3 1
Paris. . . . . . . . 48 5o 11,7 n ,7 n ,7
Londres. . . . . . 5i 29 10,8 io,3 10,5
Cork...................... 5i 54 10,6 10,0 10,3
Dublin............... . 53 20 9>6 9>3 9>6
Eiqscoo. . . . . . 54 48 9,3 8,6 9>°
Bellycastle......... . 55 12 8,9 8,5 . 8,8
Stockholm. . . . . 59 20 ' 7,5 6>7 7>* î
Toméo. . . . . . 65 5l 3,o 3,9 4,5 j
/Wadsoë.............! 70 20 2,2 2,5 3,0 j
=---*----i--—1
Nous pouvons, sans erreur notable , admettre que, dans nos
latitudes moyennes, la température thermométrique suit le
rapport du carré du cosinus de la latitude, et qu’elle est donnée
par
270 coss. 2 latitude (1),
ainsi qu’on le voit dans la colonne B du tableau. Cette colonne
montre , il est vrai, par les parties extrêmes , que le dé- 1
(1) Le célèbre astronome Tobie Mayer avait admis que la diminution
de température était proportionnelle au carré du sinus
de la latitude , et qu’ainsi la température d’un lieu dont la latitude
est l j était représentée par
E — m sin. a l,
E 4 étant la température à l’équateur, et m un coefficient constant
à déterminer par l’expérience. D’après les observations de M. de
Humboldt , E== 27°, 5 , le coefficient constant, déterminé par cette
observation (et par celle de l’observatoire de Paris, serait 27,9;
ainsi la formule de Mayer donnerait, pour l’expression de la
température d’ un lieu ,
270,5 — 27,9 sin. 2 l.
Le travail de Mayer m’était entièrement inconnu lorsque je