
Forme
ou couches.
tion des couches et celle des chaînes ; de celui
qui existe quelquefois entre la pente des strates
et celle des versants, etc. Mais plusieurs de ces
faits ne sont que des cas particuliers et assez
rares ; et l ensemble des observations sur la
forme et la position des couches , ne permet pas
de généraliser cette manière d’en expliquer les
diverses circonstances.
Examinons ce qu’elles sont dans toute leur
réalité. La position des couches se composant de
leur direction et de leur inclinaison, nous aurons
à traiter ici de la forme , de la direction
et de l'inclinaison des couches.
§ 132., Dans les derniers des terrains secondaires
, les couches sont généralement planes et
dans une situation horizontale , ou qui en dilfere
peu. Elles ne présentent d’ailleurs aucun fait dont
on ne rende aisément raison , en 1 attiibuant a la
forme qu’avait déjà le terrain sur lequel elles se
sont déposées.
Dans les terrains primitifs, elles sont encore
le plus souvent de forme assez plane, quoique
quelques-unes, notamment dans les schistes-mica-
cés, soient d’ailleurs bien torturées. Elles sont
fortement inclinées : cette inclinaison sera l’objet
de considérations ultérieures.
Entre ces deux extrêmes , e t , par conséquent,
dans les plus anciens des terrains secondaires, dans
les formations du calcaire alpin , du calcaire du
Jura, de la houille , du grès ancien, etc. , elles
se montrent souvent plissées et retroussées d un
grand nombre de manières. Par exemple, dans
des montagnes calcaires, on trouve, sur des strates
horizontales, des couches arquées ou pliées
en forme de G : quelquefois elles ne présentent,,
dans leur courbure , aucune solution de continuité
; mais, d’autres fois, elles sont brisées dans
le pli ; souvent encore , on vo it , derrière la convexité
, un vide laissé par la partie supérieure des
strates les plus éloignées du centre de courbure ;
cette partie , en se repliant, s’est brisée et détachée
de la partie inférieure : les descriptions minéralogiques
des contrées calcaires renferment
un grand nombre d’exemples de ces faits. Ailleurs,
on a des couches doublement arquées et
pliées en forme de S : Saussure en a mesuré , au
Nant-d 'Arpenaz , dans le Faucigny, un groupe
qui avait près de trois cents mètres de hauteur.
Dans d’autres montagnes calcaires , dans celle de
Musculdi, par exemple, en basse Navarre , je les
ai vues pliées en forme de chevron. Celles des
terrains houillers présentent des plis encore plus
extraordinaires, tant par leur forme que par leur
fréquence et leur grande étendue : on en voit
plusieurs exemples dans les planches de l’atlas
de la Richesse minérale. J’ai donné une description
détaillée de ceux qu’on trouve dans les mines