
s’assurer qu’il en est réellement ainsi, avant de
procéder à une détermination sur l’âge relatif
des couches.
b) De la forme et de la position des couches.
Doctrine S i 3 i . Une couche , en se déposant sur un sol
de Werner. y r
déjà consolidé, s’est moulée sur lui ; elle en a
recouvert et les élévations et les enfoncements ;
de là , d’après Werner , les différentes circonstances
de sa forme et de sa position.
Jetons un coup-d’oeil sur les diverses formes
des couches, et sur les dénominations par lesquelles
ce professeur les désigne. i° En recouvrant
entièrement une montagne préexistante ,
une couche s’y sera déposée en forme de bosse
ou de voûte (buckelfoermig gelagertfi 20 Si, par
l’effet de la formation première , ou par celui de
quelque érosion postérieure , la cime de la montagne
s’élève au-dessus, la couche sera comme
un manteau qui en recouvrira le corps (rnantel-
foermig gelagerti) ,fig. 6. 3° Si le terrain présente
une arête saillante , un long dos d’âne , la forme
de la couche sera celle d’une longue selle (sattel-
foermig'). 4° Ce sera celle d’une jatte ou fond de
bateau ( muldenfoermig'), fig. 7 , si le terrain sur
lequel le dépôt s’est fait était un bassin ou une
vallée ; quelquefois il ne présentera que la [moitié
de cette forme ( halbmuldenfoermig') , fg . q.
5° Enfin , en se faisant sur unè surface fortement
inclinée, il peut prendre la même position ; et
une de ses parties qui y resterait après la destruction
des parties voisines, y serait comme un
bouclier (s< hildfocrrnig gelagertj , fig. 9.
Werner, voulant ensuite rendre raison, d’auprès
ses principes, des circonstances de la position
des couches dans une chaîne de montagnes,
dirait, par exemple : Là où elle existe, il y avait
peut-être originairement une de ces longues u
aretes ou protubérances granitiques dont nous
venons de parler ; elle aura été recouverte successivement,
et à diverses époques, de couches
de gneiss, de phyllade, de calcaire, de grès, etc.,
qui en auront pris la forme ; des causes postérieures
pourront ensuite avoir détruit une portion
de ces couches dans quelques régions , elles
y auront mis a découvert les couches anciennes ;
et finalement il en sera résulté une chaîne , telles
que sont la plupart de celles que nous voyons au-
jourd hui.
Cette manière de se figurer la formation des
chaînes de montagnes, rend effectivement raison
de plusieurs des circonstances qu’elles présentent
| par exemple, de la disposition symétrique
des formations minérales sur chacun des
versants, que l’on a observée, ou qu'on croit
avoir observée dans quelques contrées ; du parallélisme
que 1 on a remarqué entre la direc