
lever du soleil, prive une partie de la vapeur
contenue dans ces couches du calorique qui la tenait
a 1 état gazeux; elle se résout en eau, se précipite
et se dispose en gouttelettes sur les plantes
et autres corps qui couvrent la surface de la terre:
c’est la rosée. La quantité qu’il en tombe est plus
Considérable qu’on ne le pense communément :
Halles la porte à trois pouces par an pour Londres,
et Dalton estime à près de cinq pouces celle qui
tombe annuellement à Manchester. ( Thomson,
Chimie. )
Art. III. B e l eau à la surface de la terre.
Des eaux
courantes.
§ 16. Lorsque l’eau qui tombe de l’atmosphère
sur la surface de la terre ferme , est en petite
quantité, elle humecte seulement le sol qui la
reçoit ; l’évaporation la reporte bientôt dans cette
même atmosphère. Mais lorsque la pluie est abondante
, l’eau filtre à travers les terrains meubles
ou perméables, et elle descend ainsi dans l’intérieur
de la terre, jusqu’à ce qu’elle rencontre une
couche ou roche qui lui soit imperméable ; alors
elle glisse dessus , elle en suit les sinuosités , qui,
semblables à des gouttières, la ramènent à la surface
du globe : telle est l ’origine des sources (1).
Les filets d’eau produits par les sources ordinaires,
en coulant à la surface du globe , s’y réu-
(1) Voyez quelques détails à leur sujet dans la note VI.
DE L ’EAU SUR LE GLOBE TERRESTRE. 51k
nissent d’abord en ruisseaux, puis en rivières, et
finalement en fleuves.
Les détails relatifs à ces divers cours d’eau, et
notamment aux fleuves , sont entièrement du domaine
de la géographie , et nous renvoyons aux
ouvrages qui traitent de cette science , pour ce
qu’on peut dire sur leur grandeur, leur direction,
la périodicité des crues , et différentes circonstances
que présentent plusieurs d’entre eux.
§ 17. Les eaux , encoulant dans l’intérieur du
globe, à travers les masses minérales, s’y chargent
de diverses substances, qu’elles portent avec elles
lorsqu’elles sourdent à la surface du sol.
En général, celles qui sortent des terrains primitifs
ou sablonneux, sont limpides et pures; mais
celles qui ont traversé des montagnes calcaires ,
et sur-tout des montagnes gypseuses, portent
avec elles une quantité plus ou moins considérable
de carbonate et devsulfate de chaux qui les
rendent peu agréables à boire, et impropres à certains
usages domestiques. Il en est à-peu-près de
même de celles qui ont séjourné dans les terrains
de transport où des substances pyriteuses , animales
et végétales ont donné lieu à la formation
de quelques sels ou matières solubles.
Les eaux qui ont traversé des roches imprégnées
de pareils sels et matières, et qui en contiennent
une quantité notable, indépendamment du carbonate
et dusulfate dechaux, prennent vulgairement
Contenu des
sources et
des eaux
courantes.