
en ces différents lieux , le produit de causes locales,
il est bien naturel de penser qu’ils sont tous
les produits d’une même cause , les parties d un
même tout.
Formations § 12^. Les formations partielles sont cellesqu’on
partielles, -, . , .
ne trouve que dans certains endroits , et qui ne
paraissent y devoir leur existence qu’à des causes
particulières et locales ; par exemple, à des dépôts
opérés dans quelques méditerranées ou dans
quelques grands lacs.
Werner en cite un exemple pris de la Lusace sa
patrie : c était une petite formation consistant en
un assemblage de minces couches de calcaire, de
grès et de fer argileux ; elle reposait sur un terrain
d’alluvion.
Lamanon regardait la formation gypseuse des
environs de Paris , comme un dépôt fait dans un
ancien lac qui occupait autrefois le lieu où elle se
trouve , et qui ayant rompu ses digues du côté de
Mantes , s’était écoulé dans la mer. Les belles ob-
. servations de MM. Cuvier et Brongniart sur cette
, intéressante formation , ne contredisent point
cette opinion.
étendue § 125. Les formations n’ont plus aujourd’hui l’étendue
qu’elles avaient originairement. Diverses
causes ont attaqué les masses et les couches qui les
composaient; elles les ont morcelées et détruites
en plus ou moins grande partie : et, si quelques-
unes présentent des masses continues d’une grandeur
encore considérable , il en est plusieurs dont
il ne reste , pour ainsi dire , que quelques lambeaux
épars. Ils se trouvent, dit Werner , ou sur
les sommités, sous forme de plateaux et de cimes ;
ou en adossements, contre les flancs de quelques
vallées ; ou comme remplissages , dans des bas-
fonds.
Les vestiges des couches qui occupent ce dernier
gissement sont les plus considérables : places
dans des enfoncements , étant par conséquent
moins en prise à l’action des agents destructeurs,
ayant été bientôt recouverts et abrites par les de-
bris éboulés des roches supérieures , ils ont dû s’y
conserver plus long-tems. Telle e s t , en partie , la
cause de l ’existence des nombreux depots de
houille qu’on trouve dans les fonds des vallees.
An reste , il est probable que ce fait est encore
une suite de l’origine de la formation houilleuse :
certainement, c’est une formation generale , car
elle se représente par-tout avec les mêmes caractères
, et ces caractères sont bien tranchés ; mais
elle pourrait bien n’avoir été produite que dans
des lieux peu élevés , et a 1 aide des débris des
montagnes environnantes ; on serait du moins
tenté de le penser, en voyant les brèches et les grès
qui en font toujours partie. M. de Bonnard donne
nom de formations circonscrites, à celles qui se
trouvent dans ce cas.