
Hauteur de
l’atmosphère.
par mètre cube (1) , et par conséquent 770 fois
moins que l’eau ; 20 que , dans nos latitudes
moyennes , une colonne de l’atmosphère ,
comptée du niveau de la mer, pèse autant
qu’une colonne de mercure de 761 millimètres
de longueur, à zéro de température.
§ 8. D’après ce dernier fa it , et en observant
que l’air pèse io453 fois moins que le mercure,
sous le poids de 761 millimètres de pression
barométrique, on voit que si l’atmosphère
avait, dans toute son étendue , la même densité
qu’au niveau de la mer , sa hauteur serait
de 7955 mètres. Mais comme cette densité décroît
à mesure qu’on s’élève , la hauteur réelle
est beaucoup plus considérable. En rigueur mathématique,
elle serait infinie, puisque le décroissement
de densité se fait en progression géométrique
: cependant il est vraisemblable que
l’air, au delà d’un certain terme , n’est plus susceptible
de dilatation , e t , par conséquent, que
la hauteur de l’atmosphère a une limite. Elle
nous est inconnue , et nous savons seulement,
par les phénomènes du crépuscule, qu’à une
hauteur de soixante mille mètres , l'air a encore
une densité assez considérable pour réfléchir sur
la surface de la terre la lumière du soleil.
(i) De nombreuses expériences de M. Théodore de Saussure,
indiquent ï 3q3 grammes.
§ 9. L’atmosphère est bien rarement dans un
état de repos complet ; presque toujours quelques
unes de ses portions se meuvent dans une
direction plus ou moins constante, et forment
ainsi des courants d’air ; ce sont les vents. Ils sont
irréguliers ou réguliers : ces derniers sont ceux qui
se présentent dans de certains lieux et à certaines
époques, dans une direction déterminée : tels
sont les vents alises, les moussons, les vents de
terre et de mer: ils sont connus de tous nos lecteurs
, et il serait superflu d’en donner même la
définition . quant aux details qui les concernent
et aux causes qui les produisent, ils sont entièrement
du ressort de la géographie et de la physique.
Nous n avons egalement rien à dire ici sur
les vents irréguliers , et nous nous bornerons à
remarquer que leur vitesse est déjà très-considérable
lorsqu’elle est de dix mètres par seconde ;
mais, dans des ouragans, on l ’a vue de vingt et
même de trente.
J’observerai ici que dans quelques vallées ,
dans de certaines saisons et à certaines heures
il s’établit des courants d’air qui, parleur périodicité,
leur direction et vraisemblablement, par
leur cause, ont beaucoup d’analogie avec les
vents de terre et de mer : c’est ainsi que dans
la vallée d’Aoste , dans les jours d’été , lorsque
la chaleur du soleil est forte, il s’élève, vers neuf
a dix heures du matin , un courant qui remonte
Mouvements
de l’ atmosphère.