
le nom d’eaux minérales, et on y ajoule celui de
thermales lorsqu'elles sortent chaudes de l'intérieur
de la terre. Afin de mettre àméme d’apprécier
la nature et la quantité des substances qu’elles
renferment, je donnerai ici les analyses de quelques
unes des plus célèbres de ces eaux. 6
SUBSTANCES
contenues
(DANS MILLE PARTIES.)
plom -
BIÈRES.
(0
BAREGES.
(*)
BÀGNÈ-
RESLuchon
(3)
CARLSBAD.
(4)
PYRMONT.
(5)
GEYSER.
(6) ,
S u l fa t e d e s o u d e . . . . o , i 3 )> i) 5 ,8 0 7 ,0 0 0 , 1 5
S u l fa t e d e m a g n é s ie . )> 0 ,0 7 o , o 3 » )) »
S u l fa t e d e c h a u x . . . . )) 0 , 1 1 0 ,0 6 » » ))
M u r ia t e d e s o u d e . . . 0,04. o , o 3 0 ,0 2 1 , 1 9 1 2 , 1 7 0 ,2 5
M u r ia t e d e m a g n é s ie » o , o 3 o , o 3 » 1 ,0 2 ))
M u r . d e c h a u x ( s e c ) . » » » » 1 ,2 2 ))
C a r b o n a t e d e s o u d e . 0 , 1 2 » » 3 , 7 1 » ))
C a r b o n a t e d e c h a u x . o , o 3 o , o 5 o , o 3 0 ,4 1 1 ,4 5 »
C a r b . d e m a g n é s ie . » )) )) » 2 ,3 9 »
C a r b o n a t e d e f e r . . . » » » » » »
S i l i c e ................................. 0 ,0 7 0 ,0 1 0 ,0 2 ° , o 9 ». o ,5 4
A lu m in e ......................... )) )) » » 0 , 3 1 o , o 5
S o u f r e . ............................ >) ; 0 ,0 1 0 ,0 2 » » »
M a t . b i t u m i n e u s e . . )) K » » 0 ,0 7 »
M a t . a n im . g é la t . . . o,o5 » » » » ))
en volume ) hydr. suif... ))’ 3 ,0 0 l ,8 o » » »
| sur cent p. ) acide carbon.
i
9 ,0 0
J5 cb
0
3 2 ,0 0 1 4 7 ,0 » !
(1) Vauquelin, Annales de chimie, tom. 3g.
(2) Source du Bain royal. Temp. 3i% analysée parM. Poumiers.
(3) Source delà Reine. Temp, au-dessus de3o°, par le même.
(4) Klaproth. Température, 74°.
(5) Westrumb. Ces eaux ne sont pas thermales , leur pesanteur
spécifique est i ,o i i 5 , et 1,0095 après leur volalilisation de l’acide
carbonique.
(6) Black. Voyez une notice sur ces eaux célèbres, à l’article d<t(
volcans, chap, IV.
DE L EAU SUR LE GLOBE TERRESTRE. Dy
Arrêtons un instant notre attention sur la dissolution
de la silice dans l’eau. Quelle que soit la
cause ou l’agent intermédiaire qui la produit, le
faileslhors de doute : la silice n’estpas simplement
suspendue dans l ’eau, elle y est intimement combinée
et parfaitement, dissoute , dit M. Vauquelin
(1). Klaproth s’exprime d’une manière aussi
formelle, dans son analyse des eaux de Carlsbad.
Bergmann, ayant trouvé de la silice dans celles
d’Upsal, s’est vu contraint, dit-il lui-même ,
d’adopter cette opinion, après avoir remarqué
que l’eau passée plusieurs fois par le filtre, donnait
toujours la même quantité de silice : il observe
encore que l’eau chaude exerce une action
plus marquée sur cette terre.
Plusieurs sources contiennent du pétrole et
autres ma tières bitumineuses, quelquefois même
en très-grande quantité, telles sont celles que Spal-
lanzani a vues au Monte-Zebio, dans le Modenais ;
il s’en trouve plusieurs à Astracan et sur les bords
du Tigre : ce fleuve en reçoit une si notable quantité,
en quelques endroits,[qu’il suffit d’approcher
une torche de ses eaux pour qu’elles se couvrent,
sur toute la surface , jusqu’à une distance considérable
, de flammes qui ne s’éteignent que lorsque
le bitume est consumé (2).
(1) Annales de chimie, lom. 3g.
(2) Bergmann. Sa Géographie physique ( Physïcalische Be-
schreibung der Erdkugel') contient plusieurs autres détails sur la
contenu des eaux , principalement aux S 73, 7 5 , 83, 91 et 97.