
JVI. le directeur-général observe que toutes ces mines sont
dans des montagnes de gneis qui ne renferment ni beaucoup
de pyrites, ni autres substances susceptibles, par quelque mouvement
intérieur, d’élever la température (i).
Des expériences faites dernièrement , en juin et décembre
i 8i 5 , dans une mine de Cornouailles, indiquent une
augmentation encore plus formelle et plus rapide. La température
, à quelques mètres au-dessus de la surface du so l, était
de....................................................................................... 110
à 200 mètres de profondeur, elle s’élevait a. . 18
à 25o ................................... • ............................... 22
à 3o o ...................................................................... 24
à 366...................................................................... 2 ^
Tous ces faits , aussi positifs que bien constatés, nous portent
à conclure que, dans les mines, et même dans toutes
les excavations au milieu des roches , la température augmente
à mesure qu’on s’y enfonce; et cela dans une progression rapide
: elle est de plus de i® par 5o mètres, d’après les observations
les mieux constatées que nous ayons.
b) Température des mers.
Celles qui ont été faites dans l’Océan présentent un fait
contraire , et qui même , au premier aspect, paraît devoir conduire
à une conséquence directement opposée. Dans la plupart
des mers , et particulièrement dans celles des pays chauds, la
température diminue en raison de la profondeur, au moins
jusqu’à une certaine distance de la surface : j’ expose d’abord
les faits.
(x) La mine de Huelgoat, en Bretagne , m’ a présenté une élévation
de chaleur due à la décomposition des pyrites : la température
qui convient à la superficie du sol dans cette contrée est de
xi®, et celle des eaux vitrioliques qui sourdaient à 23o mètres da
profondeur était de i9°,7- t Journ. des Mines, tom. a i . )
Péron a trouvé , par un moyen aussi ingénieux qu’il paraît
exact (x) , la chaleur de l’air et celle de la surface de l’eau étant
de 3x°, que la température en pleine mer, presque sous l’équateur
-,
à 3go mètres de profondeur était de q”,4
et à 700 de. .............................................. 7,5
Déjà les observations de Forster, dans les mers australes (2),
et celles du docteur Irwing dans la mer glaciale (3), avaient
fait connaître cette diminution, ainsi qu’on le voit par le tableau
suivant, où l’on donne la température de la mer tant à
sa surface qu’à diverses profondeurs.
LATITUDE.
TEMPÉRATURE de
L’AIR.
à la surface.
LA MER.
à la profondeur de
25° australe. . . 21° 19“,5 i 46 mèt. 3 5 ........................ 5 6 i 5 3,3 i 83 ......................... 0 0,5 i 83 6 4 ......................... 0,3 0,0 i 83 60 boréale. . . . 10 10 6,7 120 60 . . . . . . . . i 5 H 10 xo3 6 5 ......................... *9 i 3 4,4 1252
67......................... 9 — 3,3 i 43o
6 7 . . . . . . . . *9 .............. 0, 1232
78......................... 7 4 0,5 2 l 4 78.......................... 5 — 0,5 2i 6
80......................... 0 2,2 4.0 I 10
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Ellis conclut , de plusieurs observations qu’il a faites dans
les mers d’Afrique , que la température diminue jusqu’à 65o
brasses ( 1 200 métrés ) , mais qu’au-delà elle augmente ; et à
mille brasses ( i 83o mètres), il l’a trouvée de i i V .
(1) Annales du Muséum , n° 26.
(2) Voyage de Cook, tom. V.
(3) Voyage au pôle boréal fait en 1773 par le capitaine Phipps,
depuis lord Mulgrave , p. 1.43 et 144.
I.