
sier), ou plutôt granuleuse, comme celle de certains grès:
elle présente souvent des pièces sépare'es grenues. Elle est
rude au toucher.
Ees meteorites sont faciles à casser; quelquefois même ils
sont friables; ils s’égrènent ou se pulvérisent aisément.
Us sont assez durs pour rayer le verre ; mais la croûte seulement
donne quelques étincelles au briquet.
leu r pesanteur spécifique varie suivant la quantité de fer
contenue : on 1 a vue aller de 3,3 à 4)3; dans ceux de Grenade,
elle a été de 3,66 à 3,71.
De minces fragments, exposés à l’action du chalumeau, se
sont noircis, frittés et couverts de globules noirs en quelques
points. Dans ce nouvel état, ils étaient parfaitement semblables
à la croûte.
Le fer que contiennent ces pierres est en général en très-
petits grains , souvent imperceptibles à la vue simple ; d’autres
fois il est en petites paillettes, et quelquefois en petits lingots.
Dans Jes météorites de Grenade, celui que nous en avons séparé
par la division mécanique, a fait, dans quelques échantillons
, plus du tiers de leur poids : il y était en si grande quantité,
et il y était si malléable, que même, dans les endroits où
il ne se distinguait pas à la vue simple, la rayure d’une pointe
d acier laissait sur la pierre une trace métallique et exactement
pareille à celle qu’elle eût laissé sur une masse de plomb.
La plupart des météorites renferment encore des points
pyriteux, quelquefois même des pyrites bien distinctes.
La description generale que nous venons de donner, comprend
tous les météorites qui me sont connus , sauf ceux tombés
près d’Alais , en 1806; ils sont noirs, charbonneux et légers
(pesant, spéc. 1,9 ), presque friables, quoiqu’ils aient
d’ailleurs la même composition essentielle que les autres météorites.
Parmi les différences que présentent quelques-uns de ceux
qui sont connus, nous citerons la texture sensiblement schisteuse
de celui d’Einsisheim ; la texture sensiblement cristalline
de celui tombé à Chassigny, près de Langres, en i8i5 : il paraît
composé de petites lames d’un reflet vif et nacré , comme
certains spaths perlés, au milieu des lames M. Gillet a trouvé
un cristal qui lui a paru avoir quelque analogie avec ceux de
l’augite : ce météorite n’agit point sur le barreau aimanté, quoiqu’il
contienne près d’un tiers de son poids d’oxide de fer.
L ’identité de composition est indiquée par le tableau suivant:
PAR VAUQUELIN. PAR KLAPROTH.
EHINEISMIS.- BRÉÈNSA. • L’A IGLE. ALLAIS. LISSA. ETIÆSCDHT-. !1
1 Silice............................ 56 48 53 3o 43 37 Magnésie.................... 12 i3 9 X 1 22 2 1 , 5
; Alumine................. )) )> » » 1 ,5 »
i Chaux.......................... i>4 » I 3) 0 , 5 »
! Fer......................... 3o 38 36 4° 29 ,° 3 5 ,5
Nickel.................... 2 ,4 3 3 » o ,5 i , 5
i Chrome.................. 1 » B I » »
i Soufre.......................... 3 ,5 )) 2 ° , I » »
i Carbone...................... )> M 5) 2 ,5 » »
[ Excès o u perte. . . -+-5,3 ' -*-2 + 4 - 3 , 4 — 3.5 — 4>5
Toutes les autres analyses de météorites faites par divers
chimistes, offrent des résultats à-peu-près pareils : je dois cependant
en exempter celle de la pierre tombée, en 1808, à
Stannern en Moravie, et dans laquelle M. Vauquelin a trouvé
9 d’alumine, 12 de chaux, et point de magnésie. La partie
pierreuse des autres, composée de silice et de magnésie dans
le rapport d’environ 3 à 1 , ne ressemblerait à aucune de celles
de nos pierres; et elle tiendrait le milieu, par sa composition,
entre le pléouaste et l’olivine , deux substances volcaniques,
produits de la voie ignée. Quoique le fer qu'on retire des météorites
n’y soit, en très-grande partie, que mécaniquement