
ront les v a llé e s p r in c ip a le s , et diviseront le massif
de la chaîne en plusieurs massifs particuliers, ou
r a m e a u x , disposés, de part et d’autre du faite, a-
peu-près comme, dans un quadrupède , les côtes
le sont à l’égard de l’épine du dos. Leur faite ira
en baissant, depuis celui de la chaîne jusqu’à son
pied , ce sera une c r ê te ou f a î t e d u s e c o n d o rd r e ;
les deux versants du rameau en seront les p e n te s .
S i , sur les versants de la chaîne, on conçoit
encore de nouveaux sillons diriges a-peu-presdans
le sens des premiers , soit qu’ayant leur origine
près du faîte , ils n’atteignent point le pied et
qu’ils aboutissent à une vallée principale , soit
que, partant du milieu du versant, ils aillent jusqu’au
pied , ils donneront lieu à des vallées plus
courtes, et ils bifurqueront les rameaux déjà existants
, en les divisant, dans leur partie extrême,
en deux ou plusieurs branches. Les pentes des
deux rameaux voisins, qui forment les parois ou
berges d’une même vallée, se joignent, par leur
partie inférieure , en une ligne plus ou moins sinueuse
qui occupe exactement le fond de la vallée
; elle en est le th a lw e g (i). Les sillons qui ont
donné lieu aux vallées , lorsqu’ils aboutissent au
faîte, en ont comme emporté une portion; de
(i) Ce mot allemand, qui signifie chemin d e la v a l le e , est aujourd’hui
adopté dans les ouvrages techniques français; il se prononce
talvhaue : il est immédiatement au-dessous du J i l de F eau
des ruisseaux ou rivières qui coulent dans la vallée.
sorte q u ’ à la naissance de la vallée, il présente une
échancrure arrondie ou c o l. Entre deux cols voisins,
le faîte, resté à sa primitive hauteur, forme
une protubérance ou c im e ; de sorte que sa longueur
montre , en forme de dentelure, une alternative
de c im e s et de c o ls / les cimes sont les
points de départ de deux rameaux opposés, un
sur chaque versant ; et les cols, les points de
départ de deux vallées également opposées.
Passons maintenant à un rameau , et divisons-
le , ainsi que nous en avons agi pour la chaîne
principale , par des sillons perpendiculaires a sa
crête. Nous produirons des rameaux et des vallées
d’un second ordre qui seront perpendiculaires
aux rameaux et aux vallées du premier, mais
qui nous présenteront les mêmes circonstances ,
et qui diviseront également la crête en une suite
de cols et de cimes. Ces sillons , selon leur plus
ou moins de grandeur, seront appelés v a llé e s ,
v a llo n s ou g o rg e s : ces dernières sont courtes,
inclinées , ordinairement évasées , quelquefois
cependant profondes.
Quelquefois encore on trouve, dans les grandes
chaînes , des rameaux du second ordre divisés, de
la manière que nous avons exposée , en rameaux
du troisième et même du quatrième , etc.; ce qui
donne lieu à des vallées du troisième , du quatrième
, etc. , ordre.
Les chaînes de montagnes ne se présentent pas,