
Structure
granitique.
Structure
schisteuse.
trouve , et c’est en cela que ces roches diffèrent
de celles dont il vient d’être question.
§ 102. Parmi les roches agrégées , il en est
quelques-unes qui sont formées par l’agrégation
immédiate de minéraux différents , lesquels sont
intimement accolés les uns aux autres , et ont,
en quelque sorte, crû en même tems : ils tiennent
les uns aux autres, soit par l ’effet de l ’affinité de
cohésion, soit par l’enlacement de leurs parties..
Ils ont habituellement la forme de grains ou corps
d un petit volume , et peuvent être regardés
comme des cristaux imparfaits , dénués du pourtour
polyédrique, qu’ils eussent pris, s’ils n’eussent
pas été gênés , les uns par les autres , dans
leur croissance ou dans leur formation. Les roches
de cette classe sont à structure granitique : tels
sont le granité proprement d it , composé de
grains de feldspath et de quartz avec des paillettes
de mica; la' diabase formée de grains de
feldspath et d’amphibole , etc.
§ Jo3. La structure schisteuse des roches composées
de minéraux de diverses espèces, ne diffère
de la structure granitique , qu’en ce que les minéraux
, plus étendus dans un sens que dans les
autres , sont disposés de manière à former des
feuillets distincts : on en a un exemple dans le
schiste-micacé, lequel consiste en petites plaques
de quartz, et en petits feuillets de mica placés les
uns sur les autres. Ce dernier minéral paraît
être ici, comme dans un grand nombre de roches,
la cause de la structure schisteuse : sês paillettes
forment, par leur réunion , des feuillets q u i,
étant interposés entre les autres minéraux, donnent
au tout une texture feuilletée.
Les roches à pâte contenant des parties hétérogènes
renferment, au milieu d’une masse principale,
des minéraux isolés d’un petit volume,
qui y sont disséminés et comme empâtés : selon
qu’ils sont de formation contemporaine à celle
de la masse, ou de formation postérieure, les roches
sont à structure porphyrique , ou à structure
amygdaloïde.
§ 104. Dans les premières, les minéraux disséminés
dans la masse, sont des cristaux tantôt parfaits,
tantôt plus ou moins imparfaits, c’est-à-dire
plus ou moins oblitérés dans leur pourtour polyédrique
; pour le prendre , il ne leur a manqué
que l’espace ou la facilité nécessaire. Ils ont éLé
formés en même tems que la pâte , c’est-à-dire
avant qu’elle fût entièrement consolidée ; et
ils doivent leur existence à des rapprochements
de molécules similaires qui se sont faits au milieu
de la masse pendant qu elle était encore molle
ou fluide. Une expérience de Pelletier nous
donne une idée exacte de la manière que peuvent
s’effectuer de pareilles formations. Ce chimiste
prit de la glaise , il la délaya dans une dis-
£| true tare
porphyrique.