
Structure
globuleuse
dans lesro-
ches cristallines.
L ’étude de la structure des uns et des autres est
d’un bien grand intérêt, en géologie , par les lumières
qu’elle répand sur diverses circonstances
de la formation des minéraux.
§ n 8. Examinons, d’abord, cette structure
dans les masses qui nous la présentent de la manière
la mieux caractérisée ; e t , en premier lieu,
dans la plus belle comme la plus instructive des
roches, la diabase globulaire, communément dite
granité globuleux de Corse (i) : nous y verrons
ce que peut la force d’affinité pour rapprocher et
écarter, suivant de certaines lois , les différentes
molécules minérales, les porter exactement sur
une même ligne, ou à une même distance, de manière
à produire des corps d’une régularité , ou
d’une symétrie vraiment remarquable. Cette
roche est composée d’amphibole d’un vert foncé,
de feldspath blanc, mêlé de quelques petits grains
de quartz. Sa masse est parsemée de sphéroïdes ,
dont la grandeur est quelquefois de moins d’un
pouce , mais d’autres fois de trois pouces; ils
sont formés de couches concentriques de feldspath
et d’amphibole : tantôt ils se touchent immédiatement
, tantôt ils sont à quelques pouces
les uns des autres. Dans les mêmes parties du rocher
, ils observent, d’une manière remarquable,
(i) Voyez sur le gissementde celte substance, qui ne forme d’ailleurs
qu’un grand rocher, une notice de M. Gillet-Laumond dans
le Journal des mines, tom. 34*
la même grosseur , la même structure et la même
distance ; mais, d’une partie à l’autre , il y a des
différences à cet égard, ce qui donne lieu aux
diverses variétés qu’on en voit dans les cabinets.
J’en décris une. — Les globules s’y touchent
immédiatement ; ils semblent se comprimer, ce
qui leur donné une forme un peu allongée ; ils
ont de un à deux pouces de large, sur deux ou
trois de long. Le milieu, dans chacun, sur un diamètre
de sept à huit lignes , est formé de grains
d’amphibole et de feldspath , à-peu-près comme
dans les roches granitiques, mais montrant cependant
une tendance à se disposer en couches
concentriques ; autour de ce noyau , on a successivement
les couches suivantes : i° une couche de
deux lignes d’épaisseur, de feldspath blanc , tantôt
compacté , tantôt à lames , ou, plutôt, a languettes
convergeant vers le centre ; 2° une couche
amphibolique , extrêmement mince , et dont la
coupe se présente comme une ligne très-déliée ;
3° une nouvelle couche de feldspath, pareille à
celle sus-mentionnée, mais d’une ligne d’épaisseur
seulement ; 4° une couche amphibolique , d’un
vert grisâtre , ayant l’aspect d’un assemblage de
très-petites paillettes de chlorite, et ayant une
ligne d’épaisseur ; 5° enfin , une couche feldspa-
thique pareille aux précédentes, épaisse de trois
lignes , quelquefois divisée en deux par une
couche amphibolique semblable à celle du n° 2-: