
sement des planètes est un effet de leur mouvement
de rotation, et par conséquent que les
planètes ont été originairement fluides au moins
à leur surface.
La nature et la disposition des substances qui
forment la surface de la terre nous fournissent en
outre des preuves directes de sa fluidité primitive.
(i)
_ S 5. Les mêmes mesures qui nous ont fait con-
Grandeur : 1 2 * I 9
de la terre, naître la figure de la terre , nous instruisent encore
de sa grandeur.
La plus considérable et vraisemblablement la
plus exacte de ces mesures est celle qui a été effectuée,
dans ces derniers tems, par MM. Delam-
bre , Méchain , Arago et Biot, pour déterminer
le mètre, base de tout le système des poids et mesures
prescrit par nos lois. L’arc de méridien mesuré
s’étend depuis Dunkerque, par Perpignan,
jusqu’à la petite île de Fermentera dans la Méditerranée
; il a i-2° 48' 44^ I et on l’a trouvé de
705089 toises : d’où l’on a conclu que le quart du
méridien , depuis l’équateur jusqu’au pôle, était
de 513 ï 111 toises, ou 10000723 mètres légaux (2).
(1) Voyez note III.
(2) Un premier travail sur la mesure faite par MM. Delambre
et Méchain, comparée avec celle de Bouguer, avait porté la commission
des savants français et étrangers assemblés à Paris, en
1799, pour la détermination du mètre , h donner au quart du méridien
5i 3o74o toises : et ce fut la dix-millionième partie de cette
quantité qui fut reconnue et déclarée le mètrej lequel se trouva
De cette donnée , et en admettant un aplatisse-
I ment de o,oo324 , on a pour les principales di-
! mensions du sphéroïde terrestre :
Rayon de l’équateur...................... 6376986 mèlres-
Demi-axe terrestre....................... 6356324
Différence on aplatissement. . •
C«D <£> O
Rayon moyen ou à 45° latitude. . 6366745
Degré à cette même latitude. . (1) 111119
Surface du globe environ. . . . 5iooooo»yr- carres-
Volume du sphéroïde . . . . . . io 7g2358oomyr- cubes-
§ 6. Il nous reste maintenant pour connaître
K ainsi de o,5i3o74o toises , ou 443,296 lignes : des étalons de cette
■ grandeur furent déposés aux archives nationales et à l’observatoire
■ de Paris : ils représentent le mètre légal.
Mais une nouvelle révision de son propre travail et de celui de
1 Bouguer, a porté ensuite M. Delambre à donner 533m i toises
9 au quart du méridien, et par conséquent sa dix-millionième partie
■ devient 443,328 lignes 5 postérieurement il a pris 443,32 , et
■ peut-être postérieurement encore 443,3i. ( Voyez Base du
I Syst. met., tom. I I I , p. i 35 et 55y. Astronomie, tom. 3 , p. 568.)
É Le mètre n’est plus ainsi la dix-millionième partie du quart du
Ë méridien terrestre j mais il n’en diffère que d’une quantité imper-
1 ceptible.
(1) Le rayon du sphéroïde, à une latitude quelconque l, est donné,
H en mètres, par la formule
R = 6366745 ( i-f-0,001646 coss. 2 l ) j
jB! 9 le degré de latitude l’est par
D~=i 111 i.g— 541 coss. 2/,
3 et le desré de longitude, D' , par
D '= 11x299
-I.-O-O-l-6-2-I- ------- coss. L, IyOOl62D COSS» 2 l
Densité de
la terre.