
COI DU GÉANT.
fleures du jou r. Hauteur.
Minuit...................
2 heurès. . '. . . . 189
4....................
6....................
8 . .............. ...
9 ; ..................
Midi......................
2................. ...
14
..................... . . . 142
G.....................
8....................
10...........................
Moyenne............... . . . i 58
SAINT-BERNARD.
Mois. Haut eut'.
Janvier..............
Février. . . . . . .
Mars....................
A v r i l ................
M a i . ..................
Juin.....................
Juillet..................
A o û t ..................
Septembre. . . .
Octobre..............
Novembre. . . .
Décembre. . . . . . . 246
Moyenne. . . . .
Saussure concluait de ses différentes observations, qu’en
été, dans nos latitudes , la température moyenne de l’air , depuis
le niveau de la mer jusqu’à la cime de nos plus hautes
montagnes , décroît d’un degré du thermomètre de Réaumur
par cent toises d’élévation, ou de i 56 mètres par degré de
notre thermomètre. Il pense qu’en hiver, le décroissement
eût été de 23o mètres.
J ai été moi-meme conduit à un résultat à-peu-près pareil
à celui de Saussure, par diverses observations dont les principales
sont consignées dans le tableau suivant :
habitation presque toujours plus chaude que l’air ambiant, a dû y
en général , indiquer de moindres degrés de froid que s’il eût été
placé en pleine atmosphère ; ce qui a donné des hauteurs un peu
plus fortes qu’elles ne doivent être.
STATIONS.
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Saint-Bernard et Paris......................
mèt.
2430 5 o
h.
12
m e t .
162
Saint-Bernard et Turin...................... 2217 52 I 2 143
Iclem.................................................. id. 24 1 2 j38
Idem. . ............................................ id. 24 8 i 67
Saint Bernard et Aost....................... i 9 ° 4 45 I 2 r4 °
Idem.................................................. id % 8 i 43
Pied et cime du Mont-Gregorio. . . 1708 10 12 i 52
Mpyenne............. - ................... Mg I
Cette moyenne est un peu inférieure à celle que d autres
observateurs, et notamment M. de Humboldt, ont déduite de
leurs recherches. Ce dernier savant , au milieu des observations
de toute espèce qu’il a faites dans les régions équinoxiales
de l’Amérique, en a recueilli un grand nombre sur
le décroissement de la chaleur à mesure qu’on s’élève sur les
montagnes ; et il en a déduit plusieurs conséquences , au
sujet desquelles nous sommes contraints de renvoyer à son Essai
sur les réfractions astronomiques , et à son Mémoire sur les
lignes isothermes, ouvrages dans lesquels il a aussi traité
en son entier la question du décroissement de la chaleur.
J’expose ici le résultat de ses observations dans les Andes ,
en donnant l’élévation correspondante à un abaissement d’un
degré dans le thermomètre , à diverses hauteurs ; car H. de
Humboldt remarque que la rapidité du décroissement varie
suivant les hauteurs.
Du niveau de la mer à 1000 mètres ...............170 mèt.
De 1000 à 2000...................................................... 294
De 2000 à 3ooo...................................................... 202
De 3ooo à 4ooo......................................, . . . . i 3i
De 4ooo à 5o o o ...................... 180