
3 q o m o u v e m e n t s d e l a t e l l e .
N O T E IV.
Des m o u v em en ts d e la terre, e t d e s e s ra p p o r ts
a vec les a u tr e s c o ip s d u sy s tèm e p la n é ta ir e .
La terre tourne autour de son axe et fait une révolution en
23h 56' 4, i " : ce qui donne, sous le parallèle de Pans, une vitesse
de 3o6 mètres par seconde ; celle d’un boulet, au sortir
du canon, est de Ifio mètres.
La terre décrit, en outre, autour du soleil une ellipse presque
circulaire, au foyer de laquelle se trouve cet astre. L ’excentricité
de la courbe est la 0,016814e partie du demi grand axe : de
sorte que les deux axes sont entre eux comme 1 à 0,09986. Le
rayou moyen, ou distance moyenne de la terre au soleil est au
moins de 23577 rayons terrestres ou i 5 o i o 2 3 o mynametres :
on l’estime ordinairement à i 534oooo. L ’orbite est parcouru
en 365* 5h 48' 5 i " : c’est Vannée tropique. Mais comme
l ’orbite rétrograde de 5o " ,i par an, la terre est obligée de
parcourir encore cet arc pour se retrouver au même point du
ciel 5 elle y emploie 20' 20", et par conséquent Vannée sydératé
est de 3651 6h 9' 1 1 " ; ce qui donne une vitesse d’environ
0722 mètres par seconde. Ce mouvement rétrograde de l ’orbite
terrestre, ou de ses noeuds, est le phénomène connu sous le nom
d e là précession des équinoxes.
Quant aux rapports du globe terrestre avec les principaux
corps du système planétaire, je me bornerai à les indiquer dans
le tableau suivant, que j’ai dressé d’après les résultats consignés
dans les ouvrages de M. Laplace , et dans l’astronomie de
M. Delamhre.
COR PS
PLANETAIRES.
D IAM È T R E . ! H to
ZW
O
M A S SE . 1
J
W j
0 a
Z w
H g
8 §
S o l e i l . . . 111,74 0,24 339630 0
Me r cu r e . o , 3o 2,88 0 , 1 7 1 0 , 3g
V é n u s . . . 0,96 i , o 5 0,92 0,72
T e r r e . . , O, I, I , 1
M a r s . . . . 0,52 0,93 0, i 3 1,52
V e s t a . . . 2,36
2,67
Cé rès . . . o , 3 i 2>71
Pal las . . . o , i 5 2 ,7 7
Ju pi te r . . 10,86 0,24 309, 5 ,26
S a tu rn e . 9,98 0,096 93 ’ y 7 54
Her. chel! 4,33 0,021 1 ,6 9 19 , 18
L u n e . . . 0,273 0,072 0,Ol46 i>
o
0,206
0,007
0 ,0 17
0,093
o, i 83
0,2.54
0,078
0,245
0,048
o ,o 5 6
o g
0,24
o ,6 5
1 ,6 1
1>l 7
o,8ij
o ,6 5 ï
1 ,88
3,66
4 , 3 6 j o , 6 i
4,6 o jo ,6 o |
4 ,6 0 o ,6 o
i ,8 6 0 ,4 4
19,46 0,32!
O 8 /j., 0 2 jO , 2 2 5 0,0 75 o, 084
NOTE V.
D e s M é té o r ite s .
Peu de faits sont aussi intéressants, pour le naturaliste et
pour le physicien, que la chute des pierres appelées météorites
ou aérolilhes, et désignées autrefois sous le nom de pierres du
tonnerre ou pierres tombées du ciel. L ’incrédulité a usé tous ses
arguments contre un fait dont l’histoire fait souvent mention ,
il est vrail mais que les savants avaient relégué, jusque dans ces
derniers tems, avec les pluies de sang, de crapauds, etc., au
rang des fablp populaires, effets de l'illusion d'un esprit superstitieux
aveuglé par le préjugé ou frappé par la terreur.
Tite-Live , Pline, et un très-grand nombre d’historiens des
divers âges, avaient parlé des pluies de pierres tombées en différents
tems, et avaient attesté le fait de la manière la plus positive.
On avait souvent entretenu l’académie des sciences de
pareils objets; mais ils y avaient été écoutés avec peu défaveur;
et, eu 1772, Lavoisier, chargé avec deux autres commissaires,