
des arquebusiers; X afa-négousse, ou bouche du
roi, chargé de transmettre ses ordres, le tchagne,
qui fait charger les mules et commande les
hommes de peine.
CHARGES C IV IL E S .
La première charge civile est celle de lika-mon-
koas, ou grand juge : une certaine étendue de
terres lui est affectée ; il perçoit aussi un droit sur
l’exercice de la justice.
Après lui viennent dans l’ordre hiérarchique :
Le belatingueta, conseiller. Le premier bela-
tingueta a droit à un dixième des impôts qui
entrent dans la maison de son maître ;
Le balambaras, ou grand eeuyer;
Le chalâka zofan, ou grand maître des cérémonies;
Le ferasse azadge, juge dans la maison du ro i,
L’adarache azadge, qui remplit les fonctions
d’intendant; *
Le bedjir-ouend, qui a la surveillance des effets
et du trésor;
Le chalaka, qui découpe les viandes;
Le taidje melkégna, qui prépare les boissons;
Uassallafi, qui sert à table, et fait les fonctions
d’écuyer tranchant ;
Vagafari, l’huissier ou portier ;
Le thâfi, l’écrivain chargé des comptes.
CHARGES ADMINISTRATIVES DANS LE S V IL L E S .
Le choume, ou chef. Il commande sans autre
contrôle que celui du gouverneur de province ou
de district. Il remplit à la fois les fonctions de chef
militaire, de juge et de maire. Il prélève un impôt
sur tous les marchés.
Le choume a sous ses ordres un écrivain qui est
charge d enregistrer l’impôt, et deux autres employés
qui prennent les noms de tekoatary et koa-
daré : l’un est chargé de vérifier les comptes;
l’autre a l’administration des logements et des
vivres pour les troupes.
Dans les villes ou il existe une douane, son directeur
se n o m m eW ^ r a i ; il achète sa charge
à ferme.
Les emplois judiciaires, en Abyssinie, ne sont
guère explicables que par la manière dont la justice
elle-même est organisée; aussi est-il nécessaire
que nous nous étendions un peu sur ce
sujet.
Le code des Abyssins se nomme Feuta-ne-
gueuste. L’introduction qui le précède en rapporte
la création à un concile de trois cent dix-
huit membres réunis d’après les ordres de Constantin.
H reproduit, à peu de chose près, le livre
de Moïse et les préceptes de l’Évangile, avec quelques
lois du code de Justinien. Il se compose de