
trée, et ne la connaissant que par les renseignements
que nous ont fournis les chefs, de caravanes, nous
n entrerons dans quelques détails sur les populations
qui l’habitent, qu’en laissant parler les chefs de caravanes
par nous interrogés, ' à mesure que l’occasion
s’en présentera dans le cours de notre narration.
Cette description sommaire, surtout si elle est suivie
sur la carte, suffira, nous l’espérons, pour donner au
lecteur une idée générale du pays que nous lui faisons
en ce moment parcourir avec nous. Si nous n’avions
consacré un travail spécial à la géographie physique
de l’Abyssinie, nous nous serions certes beaucoup
plus étendu dans ce chapitre ; mais il n’est destiné
qu’à nous éviter l’obligation de renvoyer à un travail
technique les lecteurs qui voudraient se borner à
la relation historique. Reprenons maintenant le récit
des événements
CHAPITRE SIXIÈME.
SOMMAIRE.
Route d’Adoua à Dixan. — Le bahar nagache et le frère du n aïb._
Rencontre d’un lion. — Disparition de notre drogman. — Recherches
inutiles. —Encore le lion.—Arrivée à Messoah. —On nous rapporte
les vêtements du drogman et son fusil. — Adgo et Guebra Mariam.
— Départ de Messoah. — Le cheik de Nora et son fils. — Navigation
sur la mer Rouge. —Voyage sur le Nil. — Je me sépare de M. de
Rhodes. — Départ d’Alexandrie, r-Bonne tenue desAbyssins. — Arrivée
à Malte. — Le lazaret. — Arrivée à Marseille.
Notre troupe, outre quelques domestiques, se composait
de six personnes : M. de Rhodes, moi, les
deux ambassadeurs abyssins, mon interprète et un
guide. Nous débouchâmes par la vallée d’Adoua, en
suivant les bords de la rivière Assem, un des affluents
du Ferasse Maye, puis nous entrâmes dans celle de
Memessa, et à deux heures nous rejoignîmes nos
porteurs qui avaient fait halte sur le versant occidental
de la vallée. Les bagages étaient disposés dé manière
à former une petite cabane où nous entrâmes 1 ' 9*