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paraîles Sassanides ou dépossédèrent ses successeurs:
elle fut eu le v eo à ceux-ci par le fumeux Mnluuouil
fihaanévi, dont la dynastie lut abattue par celle des
Gouvides. Sous la domination de ces derniers, Kanda-
har fut tour à tour gouverné par divers petits chefs
ambitieux , puis il tomba entre les mains des Seljou-
eides. qui le conservèrent jusqu'au moment où Sand>
jiar, prince de cette dynastie, fut renversé par les Tur-
komans. Ces derniers s ’établirent dans cette ville en
l'an 548 de l'hégire 1153de J.-C.); peu d’années après,
eile était au pouvoir de Ghyaz-Eddin-Mohammed,
prince Gouride. Allàh-Eddin-Mohammed, sultan du
Ktiouarisme , s'en empara l'an 607 de l’hég. (1210 de
J.-C.) ; son fils en fut dépossédé par le fameux Djenghiz-
Khan, en 619 de l’hég. et de J.-C. 1222; les descendants
de ce conquérant se la laissèrent enlever par les
princes de la dynastie Malek-Kurt, auxquels des chefs
du pays succédèrent, jusqu'à l'époque où Timour-Leng
envahit cette contrée, et s’en empara en 792 (1389
de J.-C.). A sa mort elle fit partie des États de son
fils Chàh-Rokh ; les Timourides la gardèrent ju s qu'en
873 (1468 de J.-C .), époque à laquelle la
mort du sultan Abou-Séyid amena un démembrement
fie l’Empire, à la suite duquel Kandahar et quelques
districts environnants formèrent bientôt un État indépendant.
En 918 1512 de J.-C.), elle était au
pouvoir d'un chef nommé Chàb-Beg, lequel en fut
539 de l'hégire. Suivant certains autres écrivains, en 218, et elle
dfira pendant trois générations Elle fut remplacée par celle
ries Sassaaides, vers la lin du même siècle de l’hégire.—Ed.
chassé pan le fameux BitbouPj fondateur’ de la dynastie
des Mongols dans l’Inde, aux États duquel elle
lut annexée; mais elle lui fut bientôt enlevée par les
Persans et devint depuis ce moment un sujet presque
continuel de guerres entre les deux Empires, L’an de
l’hég. 942 et de J.-C. 1535, elle fut quelque temps sous
l’autorité de Sam-Mirza, prince révolté de la dynastie
dos Séféviyès, puis elle fut reprise par Châh-Thamasp,
qui en confia le gouvernement à Pir-Boudak-Khan,
Kadjar, lequel ayant été assiégé l’année suivante par
Kamrùne-Mirza, fils de Babour, lui rendit la place;
néanmoins elle retomba peu de temps après au pouvoir
de Thamasp. A la mort de ce prince, un de ses n e veux,
nommé Sultan-Hussein-Mirza, s’y fit proclamer
roi et se déclara indépendant de Châh-Ismaël, fils et
successeur de Thamasp au trône de Perse. Hussein-
Minia ayant voulu, dans un banquet, empoisonner un
de ses officiers dont il se méfiait, la coupe empoisonnée
destinée à cet usage lui fut servie à lui-même
par l’adresse de cet officier, qui avait été prévenu de
scs intentions, et il mourut ainsi victime de sa propre
perfidie. Après cet événement, Humayoun, fils et
successeur de Babour, s’empara de Kandahar, mais,
ayant été chassé du trône par une révolte, il récompensa
Châh-Thamasp de l’assistance qu’il trouva près
de lui pour le réintégrer au pouvoir, en lui cédant
celte ville l’an 952 de l’hég. (1545 de J.-C.). Akbar,
fils d’Humayoun, la reprit par trahison sur les Persans;
Châh-Abbas le Grand la lui enleva en 1018
de l’hég. (1609 de J.-C.). Kandahar retomba bientôt
après au pouvoir de Djéhanguir, empereur mongol ;